À l’aventure! – Myriam Richard

Nos intrépides jeunes lecteurs acadiens, avides de récits d’aventures, en ont eu à se mettre sous la dent en 2017. Deux titres, chez Bouton d’or Acadie, sauront certainement charmer les 8 à 12 ans : la réédition du roman Le monstre du lac Baker de Denis Boucher, ainsi que Les mathémagiciens de Donald Violette et Cyrille Sippley.

Le monstre du lac Baker

Crédit photo : Bouton d’or Acadie.

Premier roman de la série «Les trois mousquetaires», Le monstre du lac Baker raconte l’histoire de trois amis qui viennent de terminer leur année scolaire. À la recherche d’un projet pour occuper leur temps durant l’été, ils décident d’ouvrir une agence de détectives.

Leur premier mystère : celui du monstre du lac Baker. Depuis quelque temps, une créature terrorise les habitants de Lac Baker, situé près d’Edmundston. Selon les témoignages, ce monstre similaire au monstre du Loch Ness aurait élu domicile dans les profondeurs du lac.

Pendant l’enquête préliminaire, les trois aventuriers font la rencontre de deux voyous qu’ils soupçonnent d’être impliqués dans l’affaire. Ils reçoivent ensuite une livraison spéciale de leur ami le professeur Jarnigoine : un sous-marin sophistiqué qui devient invisible au simple toucher d’un bouton.

Grâce à cet appareil, ils réussissent à se rendre dans les bas-fonds du lac jusqu’à l’antre du monstre pour enfin percer le mystère. En fin de compte, le monstre du lac Baker n’est qu’un robot manipulé par un promoteur immobilier sans scrupules. Celui-ci désire chasser tous les habitants de Lac Baker, afin de se procurer les terrains longeant le lac. Comme quoi, il faut parfois faire fi des apparences…

Le monstre du lac Baker offre aux jeunes Acadiens, mais Néo-Brunswickois surtout, une expérience de lecture parsemée de repères qui leur sont propres : l’auteur utilise des noms d’endroits, de rues, d’institutions, que le lecteur d’ici sait reconnaitre. De plus, l’origine variée des personnages reflète bien la diversité culturelle de l’Acadie, quoique l’auteur tombe parfois dans les clichés, surtout au niveau de la langue parlée par certains personnages. En général, par contre, Le monstre du lac Baker est un roman divertissant, bien construit, sans parler des illustrations de Paul Roux qui agrémentent le texte.

Les mathémagiciens

Crédit photo : Bouton d’or Acadie.

Donald Violette est bien connu pour son implication dans la promotion des mathématiques. Que ce soit par ses camps d’été, sa fondation ou son enseignement, ce professeur de l’Université de Moncton œuvre à transmettre sa passion aux jeunes depuis de nombreuses années. C’est dans la même veine qu’il écrit son premier roman, Les mathémagiciens, avec l’aide de Cyrille Sippley.

Illustré par Andy Demaret, Les mathémagiciens raconte également l’histoire d’un groupe de jeunes en quête d’aventures pendant les vacances estivales. Mathilde, Mathéo, Gabriel et Mathis ont un voisin mathématicien, le professeur Mathou, qui les embauche pour entreprendre de menus travaux sur sa propriété. Leur première tâche est de peinturer une sculpture en forme d’anneau courbé.

Les deux faces (intérieure et extérieure) de l’anneau doivent être peintes d’une différente couleur. Petit à petit, les jeunes amis se rendent compte qu’il est impossible de peinturer les deux faces sans qu’elles se rencontrent.

Monsieur Mathou, rigolant, finit par leur expliquer qu’il s’agit d’un anneau de Möbius, c’est-à-dire une surface à trois dimensions qui ne comporte, en fait, qu’une seule face. S’ensuivront plusieurs péripéties, où Monsieur Mathou enseignera de nombreux concepts mathématiques aux jeunes et leur prépondérance dans la vie de tous les jours.

Le roman culmine avec un voyage surprise aux États-Unis, où se trouve le plus gros ruban de Möbius au monde : une montagne russe de près de 700 mètres de longueur. Les jeunes devront élucider une énigme afin de redémarrer le manège, grâce aux concepts appris avec Monsieur Mathou.

Quoique très intéressant et instructif, on a parfois l’impression que le roman Les mathémagiciens est davantage un manuel de maths qu’un roman. Les concepts mathématiques prennent parfois trop de place au profit de l’intrigue, ce qui alourdit quelque peu la lecture. Néanmoins, ce premier roman est relativement bien réussi. Les jeunes lecteurs auront surement hâte de voir ce que nous réserve Donald Violette dans le futur!

  • Boucher, Denis M., Le monstre du lac Baker, illustrations de Paul Roux, Moncton, Bouton d’or Acadie, 2017, 184 p.
  • Violette, Donald, et Cyrille Sippley, Les mathémagiciens, illustrations de Andy Demaret, Moncton, Bouton d’or Acadie, 2017, 96 p.

À propos…

Originaire de Moncton, Myriam Richard détient un baccalauréat et une maîtrise en études littéraires de l’Université de Moncton. Installée à Fredericton depuis quelque temps, elle travaille dans le domaine de l’éducation et du développement communautaire. Elle aime les livres, les jeux de mots et les rencontres inusitées.

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