«Right fiers», ou comment faire fi de ses responsabilités linguistiques – Félix Grenier

La dernière semaine a vu émerger un débat houleux et très attristant sur le slogan adopté par le comité organisateur des Jeux de la francophonie canadienne, qui auront lieu en juillet 2017 à Moncton et à Dieppe: le maintenant tristement célèbre « Right fiers ».

Le parler régional du Sud-Est de l’Acadie et la diversité des accents francophones issus des diverses régions canadiennes sont évidemment une grande richesse culturelle pour la Francophonie. Il semble clair, par contre, que les principaux organisateurs des jeux n’ont pas compris l’importance des enjeux entourant ce choix de slogan. En effet, ceux-ci ne semblent pas avoir constaté que ce slogan n’a strictement rien à voir avec la promotion de la spécificité linguistique des Acadiens du Sud-Est, avec l’affirmation des préoccupations linguistiques locales ou avec l’insécurité linguistique qui accompagnent celles-ci. Au contraire, il est plus que temps pour les organisateurs de comprendre la signification de leurs actions pour les francophones au-delà du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et de leur responsabilité politique à l’égard de l’ensemble des francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et d’ailleurs.

Pour dire les choses simplement, les organisateurs de ces jeux semblent n’avoir rien fait d’autre que de se regarder le nombril en choisissant ce slogan partiellement français et partiellement anglais. Ils ont cru que le mieux qu’ils pouvaient faire de cette belle occasion était d’affirmer la spécificité de leur parler local et populaire, camouflant ainsi l’insécurité d’une région où l’assimilation et les transferts linguistiques sont un enjeu constant. Bien qu’on puisse comprendre cette réaction, elle n’en est pas moins déplorable. Malheur! Imaginez que l’on adopte un slogan comme «Câlisse qu’on a du fun!» pour un Sommet de la Francophonie (canadienne ou autre) à Québec, à Montréal, ou à Gatineau. Quelle honte ce serait! Évidemment, ce n’est pas parce que certains Québécois utilisent, à l’occasion, ce type d’expression colorée et amusante (et j’en suis) qu’il est justifié de le transformer en slogan lors d’un évènement public, à portée nationale et ayant l’objectif formel de promouvoir la langue française. La situation est similaire dans le cas du slogan «Right fiers» adopté pour les Jeux de la francophonie canadienne 2017 à Moncton-Dieppe.

En choisissant leur slogan, les organisateurs auraient dû reconnaître qu’ils avaient pour tâche de représenter un groupe qui les dépasse, c’est-à-dire la francophonie non seulement du Sud-Est, mais la francophonie néo-brunswickoise, canadienne et même mondiale. Pour y arriver, les organisateurs devaient nécessairement prendre une distance par rapport à leurs préoccupations locales. En d’autres mots, en acceptant l’organisation d’un tel évènement public pour et au nom de la francophonie canadienne, ces organisateurs ont hérité de responsabilités qui dépassent largement leur expérience et leurs préoccupations quotidiennes et locales. Ces responsabilités sont plutôt associées à l’affirmation de la francophonie au niveau national et international, permettant ainsi de réunir (au moins en pensée) les francophones du Nouveau-Brunswick et du Canada, mais aussi plus largement des Amériques, de l’Europe et de partout dans le monde. Ainsi, il est temps de comprendre que ces jeux seront une vitrine pour la francophonie canadienne ; c’est-à-dire qu’ils serviront à promouvoir le français comme langue de partage, langue actuelle et langue complète à l’échelle du pays et au-delà de nos frontières.

En affirmant que le slogan de cet évènement doit représenter le parler populaire des jeunes du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et ses accents anglicisants, les organisateurs nous rappellent que l’on peut parler le français en mélangeant deux langues parce que c’est amusant, pratique ou à la mode. Même si elle est largement acceptée au quotidien et dans les arts (la musique par exemple), cette pratique n’a rien à voir avec l’inscription politique plus large d’évènements publics comme les Jeux de la francophonie canadienne. Évidemment, ce slogan est d’autant plus problématique pour un évènement public ayant pour objectif de faire la promotion du français et du sport (et du sport en français on imagine) qu’on propose de mélanger le français à l’anglais, c’est-à-dire la langue qui représente justement la principale menace d’assimilation contre laquelle les francophones du Nouveau-Brunswick, des autres provinces canadiennes, et d’ailleurs luttent quotidiennement et ont lutté durant des décennies! Il ne faut pas être historien pour se rappeler toutes les luttes qui sont encore aujourd’hui nécessaires et les violences qui ont été subies pour pouvoir affirmer le fait français et le droit de vivre publiquement en français au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada.

Personnellement, j’hésite à blâmer le comité de jeunes organisateurs qui ont proposé un tel slogan. Il est fort probable que ceux-ci ne soient pas tout-à-fait informés des enjeux majeurs (passées et actuels) associés à la défense et à la promotion du français au Canada et au-delà. Vouloir affirmer sa spécificité identitaire et linguistique est une démarche importante, mais il faut savoir choisir les bons moments. Par contre, vu la portée publique, politique et (inter)nationale de l’évènement dont il est question ici, on peut certainement blâmer les autres partenaires au projet, comme, par exemple, les représentants des Villes de Moncton et de Dieppe, de l’Université de Moncton, de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, et du gouvernement fédéral. Comment est-il possible que personne, à une certaine étape du processus de sélection du slogan, n’ait trouvé opportun de faire un peu de pédagogie sur les enjeux historiques et politiques liés à un tel slogan et de rectifier le tir tout en laissant le comité de jeunes responsables faire le choix final sur le slogan? Clairement, certaines personnes ont manqué à leurs responsabilités dans toute cette histoire. Enfin, il n’est peut-être pas encore trop tard et j’encourage donc les organisateurs des jeux à revenir sur leur décision et à adopter un nouveau slogan (complètement) français et ayant une signification pour les francophones du Sud-Est, de l’ensemble du Nouveau-Brunswick, du Canada et au-delà.

À propos…

Félix Grenier

Félix Grenier est un chargé d’enseignement au Département de science politique de l’Université de Moncton. Il est aussi candidat au doctorat à l’École d’études politique de l’Université d’Ottawa. En parallèle à ses activités universitaires, Félix contribue régulièrement aux médias locaux et régionaux par des analyses sur l’actualité politique internationale, nationale et locale. Félix est originaire de la Ville de Québec et, depuis son installation à Moncton en juillet 2015, s’implique dans plusieurs projets locaux de développement.

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62 réponses à “«Right fiers», ou comment faire fi de ses responsabilités linguistiques – Félix Grenier

  1. Pingback: Right scandaleux? | #ONfr·

  2. Merci pour ce texte. Il représente exactement ma position! Je n’étais pas en mesure de mettre sur papier exactement mon désaccord avec ce slogan mais après la lecture de votre article le tout est beaucoup plus simple.

  3. Un Québécois fraîchement arrivé à Moncton qui chiâle que les Acadiens du Sut-Est parlent mal !? Du jamais vu!

    Plus sérieusement, on dirait que l’auteur de ce texte pense que les francophones « chiacs » parlent ainsi parce qu’ils souffrent d’insécurité linguistique, alors que c’est plus près de l’inverse selon moi : ils souffrent d’insécurité linguistique justement parce qu’ils ont un parler différent et que « l’élite » qui, elle, « parle bien » ne peut pas leur câlisser (pas un mot vulgaire, à me fier aux propos de l’auteur) patience. Il y a une distinction à faire entre un « francophone » de Moncton qui ne parle jamais français, dit assimilé, et un autre qui s’exprime généralement en français mais avec des mots anglais ici et là. L’un ne mène pas nécessairement à l’autre.

    Je trouve que l’utilisation de l’auteur notamment de « partiellement anglais et partiellement français » pour signifier un slogan chiac en dit long sur sa conception de la langue. Vous voyez le chiac comme une étape entre le « bon » français et l’anglicisation totale, et non comme une langue en soi, qui fait partie de l’identité de bien des jeunes (et des moins jeunes) au même titre que le beau français officiel et parfait fait partie de la vôtre. Une langue hybride, certes, mais je vous mets au défi de m’en nommer une qui ne l’est pas. Il est parfaitement clair que vous ne comprenez pas la dimension identitaire de la langue et la dynamique sociolinguistique de la région lorsque vous laissez entendre que les gens du Sud-Est parlent « le français en mélangeant deux langues parce que c’est amusant, pratique ou à la mode ». Pour attribuer ces raisons superficielles à la composante anglaise du chiac, il faut être mal informé ou malhonnête. Vous auriez peut-être raison si vous parliez de l’usage de mots anglais en France, mais la réalité est toute autre en contexte minoritaire comme celui-ci. Il me semble évident que la fréquence de mots et de tournures anglais dans le chiac est une conséquence d’un contexte « très » minoritaire, et non de simples choix pour faire cool.
    Pour ce qui est des responsabilités du comité organisateur envers la francophonie : Croyez-vous que l’ensemble de la francophonie parle comme on parle à Paris ou à Québec? Bien sûr que non! Particulièrement dans les milieux minoritaires. Et toutes ces communautés, bien qu’elles ne partagent pas le même parler régional, peuvent se reconnaître dans un slogan qui ose s’éloigner du français standard. En voyant le slogan, ces gens d’ailleurs vont être curieux, se renseigner sur ce qu’il veut dire s’ils ne le comprennent pas immédiatement, etc. Et en bout de ligne, une discussion est lancée sur les différentes variétés de français dans le monde francophone. Ce serait une différente histoire si les Jeux au grand complet se déroulaient en chiac (cérémonies, annonces, etc.), mais là on parle d’un slogan, un slogan qui représente les jeunes et qui a même le mérite de stimuler les discussions. C’est bien le temps qu’on arrête de faire comme si tous les francophones parlent de façon identique, non?

    • Monsieur Non Obligatoire…votre entrée en matière goûte le vinaigre..avant de vous arrêter aux origines géographiques de l’auteur Grenier, ne pourriez-vous pas regarder du côté de sa formation scientifique et universitaire? Un médecin a-t-il besoin d’être malade pour soigner un patient?

      • Justement, une formation de science politique ne fait pas de lui un expert au sujet d’assimilation et enjeux culturelles (pas qu’il se proclame être un expert). Il nous présente aucun faits ou statistiques pour supporter son opinion. Il nous présente sa perspective, mais de dire qu’il comprend la complexité de vivre en milieu minoritaire et des enjeux dans notre coin de pays, je ne suis pas convaincu.

        « En affirmant que le slogan de cet évènement doit représenter le parler populaire des jeunes du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et ses accents anglicisants, les organisateurs nous rappellent que l’on peut parler le français en mélangeant deux langues parce que c’est amusant, pratique ou à la mode. »

        Le chiac n’est n’y amusant, pratique ou à la mode. C’est le parler de nos grand-parents, nos oncles et tantes, nos parents, nos amis, jeune ou adulte. C’est l’emblème de notre culture. Le chiac à une grammaire différente du français standard et de l’anglais directement relié au parlé de nos ancêtres, ce n’est pas un mélange aléatoire entre deux langues (c’est tellement facile d’identifier les gens de l’extérieure qui parle chiac pour cette raison).

        Et voilà pourquoi je ne peut pas prendre la perspective de l’auteur au sérieux.

      • Ce n’est pas sa formation universitaire ni ses origines géographiques qui m’intéressent, mais bien ses arguments en faveur d’un purisme qui, à mon avis, fait plus de mal que de bien en termes d’insécurité linguistique.
        La première phrase de mon commentaire était seulement là pour exprimer que c’est toujours la même histoire qui revient dans ce débat sans début ni fin, et, comme j’ai argumenté dans le reste du commentaire que vous n’avez vraisemblablement pas lu, les propos de l’auteur trahissent une méconnaissance du phénomène du chiac et de la réalité du Sud-Est.
        J’avoue que ce débat laisse un mauvais goût dans la bouche à la longue. Ça va pas anywhere, comme diraient ceux qui font fi de leurs responsabilités linguistiques.

  4. Pingback: Désengagement jeunesse, les médias en francophonie et pensées sur l’assimilation – Daniel Boutin | Astheure·

  5. Ne pas soutenir l’emploi du franglais dans ce contexte et le dénoncer n’est pas une forme de purisme linguistique, le texte de Monsieur Grenier représente – une fois de plus – un cri d’alarme, puisque ce franglais est la forme la plus répandue, frappante et dangereuse d’une assimilation galopante dans le Sud-Est du N-B. Et nous en sommes les premiers responsables!
    Right fiers? Sommes-nous right fiers du fait que année après année nos écoles se trouvent en queue du peloton sur le plan canadien en matière de taux de réussite en français, et que même dans les provinces où le français se vit de façon beaucoup plus minoritaire qu’au N-B les taux de réussite sont plus élevés?
    Right fiers? Sommes-nous right fiers du fait que bon nombre de jeunes choisissent de continuer leurs études en anglais, parce qu’ils sont incapables à communiquer adéquatement en français?
    Right fiers? Sommes-nous right fiers du fait que bon nombre de soi-disant Anglos maîtrisent bien mieux la langue de Molière que beaucoup acadiens?
    Right fiers? Sommes-nous right fiers de l’insécurité linguistique et de l’insécurité généralisée de bien des gens causée, en grande partie, par le fait qu’ils ne sont pas en mesure de s’exprimer et de se faire comprendre sauf dans un contexte très restreint?
    Right fiers? Sommes-nous right fiers du fait que certains de nos jeunes qui terminent leur 12e année sont des analphabètes, ayant mal appris le français, avec des cours d’anglais peu approfondis dans le contexte scolaire francophone (malgré ce que le vieux dicton pourri veut nous faire comprendre, on n’attrape pas l’anglais plus que n’importe quelle autre langue!) et peu d’attention accordée à la 3e langue.
    De quoi sommes-nous right fiers au juste?

    • « De quoi sommes-nous right fiers au juste? »

      Les organisateurs des Jeux sont sûrement right fiers d’avoir l’occasion d’accueillir des francophones de partout au Canada et de leur dire que, malgré leurs insécurités et leur trop commun manque de confiance linguistique, ils seront reçus ici comme des francophones à juste titre, avec les couleurs particulières de leur francophonie.

      De mon côté, je suis right fier que le NB et le Canada soient riches de jeunes engagés et dévoués qui choisissent d’organiser de grandes compétitions sportives et culturelles en français, parce qu’ils ont à coeur non seulement la survie, mais l’épanouissement de leur langue.

      Je suis right fier de côtoyer régulièrement des jeunes qui vivent dans un contexte familial/social/professionnel/médiatique anglophone mais qui continuent de vouloir fréquenter l’école en français. Malgré l’attrait de la langue dominante.

      Ceci étant dit, je ne tente aucunement de balayer sous le tapis les difficultés auxquelles nous faisons face. Nous avons de gros défis à relever du côté linguistique. L’assimilation est une menace constante. Mais il est simpliste, et faux, de simplement croire que l’intrusion de mots anglais dans le parler de certains francophones, du Sud-Est du NB ou d’ailleurs, est LA cause de cette assimilation.

      On peut être à l’affût des défis et en même temps être fiers de qui nous sommes et de ce que nous accomplissons. Bravo à ces jeunes! Longue vie aux Jeux de la francophonie canadienne! Et contrairement à ce que certains suggèrent, plutôt que de boycotter l’événement, j’espère que les moins bien informés prendront le temps d’assister aux compétitions, afin d’y découvrir le dynamisme et l’engagement des jeunes francophones de partout au pays!

      Oh… j’allais oublier. Ce serait bien que tout le monde réalise que le slogan n’a pas été choisi par un groupuscule chiac, mais bien par un groupe pancanadien. Comme quoi il y a des francophones d’ailleurs que du Sud-Est qui comprennent l’importance de l’authenticité et de l’ouverture…

  6. Merci pour tous ces commentaires et ces discussions animées. J’en ai pris bonnes notes bien que mon point de vue n’aura pas beaucoup changé. Enfin, mon texte aura au moins eu le bénéfice de poursuivre un débat important.

  7. J’en shake tellement les discours des puristes me frustrent. La francophonie a BESOIN de symboles dans laquelle elle peut se reconnaître et s’identifier pour continuer à s’épanouir. Et lorsque dans plusieurs coins, l’identité est aussi intimement liée à la langue, s’attaquer aux parlures régionales signifie aussi s’attaquer à l’identité francophone, à L’EXISTENCE même de ces gens.

    On n’a pas besoin de chercher bien loin pour voir comment certains fiefs de l’identité régionale aident à la survie de celles-ci. Juste dans le Sud-Est, on n’a qu’à regarder comment CJSE a contribué à cette fierté en proposant un contenu pour et par les acadiens, dans un parler, un accent dans lequel ils pouvaient se reconnaître et finalement pouvoir dire « on peut réussir à faire de quoi de bon malgré nos différences linguistiques vues comme hors normes par une pseudo-élide bienpensante », et ce genre de symboles, t’en as partout, à travers les arts et les institutions de chaque province…

    En tant que conférencier, lorsque j’opère en milieu minoritaire, je vois les effets pervers du purisme sur la langue et comment cela nourrit le sentiment de honte par rapport à une forme langagière qui dévie du français standard (et je ne dis pas « dévie » d’une mauvaise façon, bien au contraire). Comment un « on est entre nous autre, on peut se parler en français de la manière qu’on veut » peut être beaucoup plus réconfortant pour une majorité de jeunes qu’un « surveille ton français ». L’un ouvre au fait que le régionalisme est normal, l’autre met des bâtons dans les roues d’une forme de francophonie et la fait mourir au profit de l’anglais.

    Les francophones en milieux minoritaires vivent déjà la solitude d’être entourés d’anglais au point où vivre une journée entièrement en français est impossible, s’il faut qu’on leur ajoute la solitude du rejet des leurs sous une base aussi arbitraire que le niveau de langue, on signe leur arrêt de mort.

    • Pour brièvement faire du pousse sur les propos de Monsieur Savoie au sujet de CJSE et son apport au sentiment de sécurité linguistique et le sentiment d’appartenance de la communauté du Sud-Est envers le français voici un texte qui résume bien les recherches faites sur le rôle des radios communautaires dans le dossier : Lord, Marie-Linda. (2006) Les médias acadiens du Nouveau-Brunswick. Dans : Médias et milieux francophones Par Michel Beauchamp,Thierry Watine,Université Laval. Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord https://books.google.ca/books?id=DLtBDs3YJpgC&pg=PA35&dq=cjse+insécurité+linguistique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjPlrv4od_KAhXLWRoKHYIdDF8Q6AEIHDAA#v=onepage&q=cjse%20insécurité%20linguistique&f=false .

      Et qui est à l’origine du mouvement des radios communautaires francophones qui sont maintenant présentes dans l’ensemble de la francophonie canadienne? Ce sont les jeunes! Eh oui, c’est par la voix et les revendications de la Fédération de la jeunesse canadienne-française et de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick qu’est né le réseau des radios communautaires, les mêmes organismes qui sont à la source des Jeux de la francophonie canadienne. Et est-ce que ces radios, qui ont adopté l’accent de leur communauté et qui le diffuse au quotidien ont contribué à l’assimilation de nos communautés? Quand Monsieur Grenier dit que les jeunes « soient pas tout-à-fait informés des enjeux majeurs (passées et actuels) associés à la défense et à la promotion du français au Canada et au-delà », je lui demanderais s’il a lui-même fait ses devoirs?

  8. Mon grand-père et mon oncle ne connaissent que le chiac, mais ne sont certainement pas anglais. Moi aussi, je parle le chiac comme langue presque maternelle, je ne suis pas une ado, mais plutôt une candidate à la maîtrise qui étudie en anglais et qui vit maintenant en Allemagne. Est-ce que je suis right fier? You know it! Est-ce que je parle en Anglais, Allemand, Français et chiac avec mes amis européens trilingue (souvent dans la même conversation)? For sure!
    Je ne comprends pas pourquoi on pense que la seule façon de ne pas être assimiler est de maîtriser le français standard. God knows que je n’ai pas l’éloquence que vous avez, n’y une bonne grammaire, mais est-ce que je suis assimilé?
    Je ne suis pas anglaise, les anglais du NB le savent la minute que j’ouvre la bouche. Je ne suis pas française, mes amis de la Bretagne le sont, et même si je me force, je ne peux pas cacher mon accent ou mes tournures de phrases « bizarres ». La seule raison que je connais le français et l’anglais standard, c’est pour me faire comprendre à l’extérieure de l’Acadie. C’est la même raison pourquoi j’apprends l’Allemand en ce moment. That’s it. Ça n’a rien à voir avec mon identité ou ma culture ou ma langue. Et je gage que c’est le cas pour la plupart de mes amis et les jeunes du sud-est.
    Alors un slogan en français standard, ça nous dit rien, ça nous rappelle juste de tous les commentaires qui nous disent qu’on suck, pi qu’on se fait assimiler. So le slogan à TOUT à voir avec notre spécificité linguistique. Surtout que l’expression « right » est un des premier qui est adopter par les gens qui commence à parler chiac.
    Ma fierté vient de l’effort des enseignants comme Yves Doucet qui comprennent mieux que quelqu’un de l’extérieur comment préserver notre culture. Je pense que ça fonctionne très bien puisque notre communauté acadienne dans tous ses accents et partout à travers le monde est plus vibrante que jamais. Elle est ou l’insécurité linguistique? Notre chiac est notre force. Dans toute sa splendeur français, anglais, vieux parlé, c’est notre crie de ralliement, et c’est notre façons de dire a toute la francophonie: on peut être fier de notre diversité! On est tanner de s’excuser pour nos racines qui sont relier à l’assimilation, d’être considéré pas éduquer ou pas sensibiliser. On est juste right fier de quiss qu’on est alright?
    De toutes façons, si on serait assimilé, le slogan serait really proud, pas right fier…

  9. J’ai dû dealer avec du monde comme vous toute ma vie
    Pour toute chose que je dis
    Vous criez jesus christ
    Et vous me disez que j’ai été mal appris

    Vous nous demandez un respect au français
    Mais vous ne savez même quoi que c’est
    Vous nous demandez de vous vouvoyer
    Mais vous-voyez même pas la réalité

    Tu deserves même pas un dernier rime
    Toujour un gars du Québec
    Qui ce ne souvient pas de NÔTRE histoire

  10. Ca touche un public et ca fait partie d’une revendication bcp plus large que l’Acadie . Dans un cas comme celui-ci il faut quand-même utiliser une certaine diplomatie linguistique. Quelle ironie que le slogan des Jeux francos soit à 50% anglophone. Ca veut dire quoi pour toutes les revendications linguistiques qui ont eu lieu depuis le 18e siècle au Canada? Je suis fier Acadien et fier Monctonien, et je me permets de dire que Felix Grenier a complètement raison ici.

  11. Bon texte, mais… Si Paris interdisait à Haïti un slogan en créole pour d’hypothétiques jeux de la Francophonie, on les trouverait carrément chiants, je crois. Ça éloignerait la communauté des locuteurs du créole de la francophonie et éventuellement du français. Ce refus de Right fier me semble du même acabit. Ce sont quand même les chiacs (égal e la plupart des francophones du Sud-Est) qui accueillent.

  12. Cher monsieur Félix

    1. Je constate que vous avez belle et bien besoin d’un livre d’histoire (ou plusieurs) pour mieux comprendre la situation. Peut – être la bibliothèque Champlain, Anselme-Chiasson, ou même le centre de recherche acadien peut vous aider. (Ou le département d’histoire)
    2. Depuis quand est-ce que dire « right » est l’équivalent de dire « calisse » (don’t vous avez vous même dit que vous l’utilisez). Est-ce que utiliser cette langue « colorée » devrait être plus accepté de d’ajouter des mots anglais? Et même devant des jeunes?
    3. Je propose aussi que vous lisiez du France Daigle. (Pour vous ouvrir les yeux un peu sur la langue du chiac).
    4. Les anglais ne sont pas nos plus Gros ennemis, mais ce sont des gens comme vous.

    Merci (mais non merci)
    Sorry not sorry

  13. Plusieurs des intervenants ici ne semblent pas faire la distinction entre le français populaire régional qui fait partie de la spécifité des régions (chiac, cadjonne, joual, etc.) versus la langue « soutenue » que certains appellent le français standard et qui est typiquement le niveau utilisé aux nouvelles de Radio Canada ou dans des contextes d’affaires comme par exemple des centre d’appels. Je suis 100% d’accord avec la majorité des propos de M. Grenier ci-haut. On parle ici des Jeux de la francophonies canadienne, un événement d’envergure nationale et internationale qui vise à promouvoir entre autres l’utilisation de la langue française et les cultures francophones, et qui est financé en grande partie par les deniers publiques. Que l’on veuille ou pas, cet événement sera la vitrine de toute l’Acadie dans la francophonie nord-américaine! Niveler vers le bas le niveau de la langue de communication « officielle » au plus bas dénominateur en la truffant de mots anglais parce que certains localement sont insécures dans leur langue est inadmissible. Cet argument ne tient pas la route, désolé! Dans le cadre de cet événement, les Acadiens du Sud-Est représentent tous les Acadiens, et ceux du NB en particulier. Ce slogan à moitié en anglais représente une claque dans la face de tous ceux qui croient qu’il est important de défendre, promouvoir et faire rayonner la langue française, dans toutes ses nuances et sas richesse. Ce faux pas de la part des organisateurs et bailleurs de fonds va à l’encontre même de l’esprit même des Jeux. Plusieurs dans la « chaine alimentaire » du processus ont fait preuve d’un grand manque de jugotte. Il n’est pas trop tard pour rectifier le tir, et j’espère que ça se produira!

    • Je me permets de questionner votre compréhension de ce que vous appelez « l’esprit même des jeux » M. Mazerolle. Ce sont les Jeux de la francophonie canadienne, soit, mais nulle part est-il écrit dans la mission de ces jeux qu’ils sont appelés à défendre et promouvoir le français soutenu, comme vous l’appelez.

      J’y ai participé moi-même et ce que j’en ai retiré c’est l’ouverture d’esprit des participants. Ces jeux se déroulent dans un contexte culturel et social qui permet aux jeunes de s’exprimer avec leurs accents, avec leurs tournures de phrases locales, et MALGRÉ leurs insécurités.

      Car les événements se dérouleront bel et bien en français. De prétendre le contraire c’est d’exagérer le débat jusqu’au ridicule. Mais entendons-nous, et avouons le franchement, en français populaire. Et ça, vous savez quoi? C’est une MERVEILLEUSE chose parce que ces jeunes qui vivent en milieu minoritaires auront l’occasion de célébrer leur lange certes imparfaite, mais cela, sans jugement pour une fois.

      Et voilà ce que le slogan, comme les Jeux qu’il représente, évoque. Un partage ouvert, dénudé de honte et des pressions sociales qu’on essaie d’imposer aux jeunes dès qu’ils ouvrent la bouche ou énoncent une opinion.

      Vous déplorez que des fonds publics soient alloués à un événement qui célèbre, malgré ce que vous pouvez en pensez, l’ouverture au français, d’un point de vue culturel et identitaire. Un événement PAR et POUR les jeunes, qui encourage ceux-ci à prendre à deux mains le volant de leur destiné et de s’affirmer haut et fort. Je déplore que tant de gens refusent de voir ce côté de la chose.

      La francophonie canadienne est belle, elle est diverse, elle est imparfaite. Et ce sont les Jeux de la francophonie que nous allons accueillir, pas ceux du français soutenu.

  14. Je pense que l’auteur ne saisi pas l’enjeu de l’insécurité linguistique qui n’est pas un enjeu nombrilisme du sud-est, mais bel et bien un enjeu dans la francophonie pan-canadienne. Ce slogan n’a pas été choisi par le comité organisateur, mais bel et bien par les représentants de chaque province et territoire de notre pays en entier. Aussi il semble avoir un mélange avec les jeux pan-canadien et internationaux. Ceux-ci sont strictement pan-canadien pour l’information de l’auteur.

    Je suggère donc à l’auteur de faire des lectures approfondies sur l’insécurité linguistique et ne pas s’attarder à la défense du français standard. Les deux enjeux sont louables, mais les JFC2017 ont cru bon s’attaquer à la première grande problématique qui semblait plus urgent pour eux.

  15. J’aimerais revisiter et rappeler, comme il l’a déjà été fait dans d’autres articles, le concept du PAR et POUR les jeunes.

    Premièrement, je dois vous corriger, M. Grenier, car vous répétez à plusieurs reprises que « le comité organisateur a choisi », « le comité organisateur aurait dut », etc. Vous devez savoir d’abord et avant tout que ce sont LES JEUNES qui ont été CONSULTÉS et qui font PARTIE du comité organisateur (La Fédération de la jeunesse canadienne-française que vous citez, ce sont des jeunes) qui ont choisi ce slogan.

    Et c’est tant mieux que ce soit ainsi, parce que ces jeux leur appartiennent. Appliquer le concept du PAR et POUR les jeunes, c’est d’abord et avant tout se rendre compte que nous, en tant « qu’adultes responsables », ne devons pas être au centre des décisions. Nous ne sommes pas le public cible. On est des facilitateurs, pas des rectifieurs de tir. Le vrai « empowerment » chez les jeunes, c’est de mettre le processus de décision entre leur main, et surtout, mais surtout, leur faire confiance.

    Je trouve dommage que vous sembler réduire le choix de slogan à une erreur de jeunesse ou une marque d’immaturité. Je trouve irrespectueux, même, que vous présumez qu’ils sont ignorant des conséquences de leur choix.

    Ce choix que vous et plusieurs autres rejettent au nom d’un certain purisme de la langue, ce n’est pas une erreur ou le signe d’une inconscience. C’est un choix linguistique, culturel, et, oui, politique. Fait en connaissance de cause, et assumé.

  16. «En choisissant leur slogan, les organisateurs auraient dû reconnaître qu’ils avaient pour tâche de représenter un groupe qui les dépasse, c’est-à-dire la francophonie non seulement du Sud-Est, mais la francophonie néo-brunswickoise, canadienne et même mondiale.» -> GALACTIQUE.
    («Slaque à 40, chouse.» — Acadieman)

  17. Merci Monsieur Grenier…ce ne serait pas la première fois qu’on débourserait quelques dollars pour corriger une erreur. Compte tenu de la portée d’un slogan, comme celle d’un drapeau, par exemple, les responsables qui ont signé les autorisations pour les subventions devraient assumer leur erreur et imposer un slogan autrement plus représentatif de nos valeurs culturelles et linguistiques. autant pour les jeunes d’ici que pour ceux d’ailleurs, autant que pour notre fierté collective d’appartenir à la francophonie canadienne et mondiale.

  18. Mon désaccord est profond, Felix.

    D’une part, et pour répondre à ton dernier paragraphe en premier, peut-être que ce sont les opposants du slogan qui ne sont pas informés du contexte dans lequel celui-ci aurait été proposé. Je travaille avec des jeunes de 15 à 25 ans depuis plus de 20 ans (donc de depuis que j’ai quitté cette tranche d’âge), et combien d’histoires de « chiac shaming » j’ai entendues… Il s’agit ici aux francophones minoritaires de pouvoir parler « leur » français sans honte et sans malaise. Oui, les jeunes du Sud-Est, ceux qui se font dire de façon routinière qu’ils parlent mal, qu’ils ne réussiront pas dans tel ou tel domaine, et QU’ON POUSSE VERS UNE EXISTENCE ANGLAISE, mais surtout les jeunes participants d’ailleurs où la minorité n’est pas de l’ordre du 40%, mais du 3%. Le slogan leur dit, hey, pas d’insécurités ici, on comprend la situation, et malgré les emprunts, on vit notre vie en français.

    Vous savez ces anglophones qui nous disent « I don’t speak French », mais qui vraiment veulent dire qu’ils ont honte de leur accent et de leur inconfort avec notre langue. Le snobisme linguistique pousserait nos jeunes à faire la même chose… avec leur langue maternelle! Croyez le ou non, le chiac est l’articulation à travers le français va survivre dans nos régions (et sur laquelle on peut bâtir des niveaux de langue supérieurs), parce que l’alternative n’est pas « le français standard » ; l’opposé est plutôt l’abandon pour vivre majoritairement (c’est le cas de le dire) en anglais.

    De toute façon, en termes de « responsabilité politique », on confond deux choses! L’agenda de militance acadienne qui voudrait qu’on fasse la promotion de la langue dans une perspective de survivance, c’est une chose. La vôtre. L’agenda de militance JEUNESSE EN MILIEU MINORITAIRE, c’est de mettre fin à la stigmatisation et à la honte systématique par la langue, à cet amoindrissement âgiste que l’élite langagière perpétue envers les jeunes et la pérennité de leurs décisions. Le discours de certains, qui ont appelé à ce que des « adultes » s’en mêlent, est infantilisant, et révèle ce que trop de gens pensent déjà de nos jeunes.

    Non, ils n’ont pas les mêmes enjeux à coeur. Vous non plus, à leur âge. Mais militer pour LEUR réalité, pour LEUR contexte, et pour les membres de LEUR génération, dans une perspective d’accueil et d’empathie, ça leur revient. À chacun sa lutte, et si le débat qui règne sur le slogan des Jeux (et quelle tempête dans un verre d’eau, en passant) est révélateur de quelque chose, c’est que oui, c’est une lutte pour eux. Voyez comment on leur a sauté sur le dos pour avoir osé faire leur propre décision, pour avoir osé parlé (et bien parlé) des enjeux linguistiques qui les touchent.

    « Les jeunes ne comprennent pas… » Non, pardon, scusez, les ADULTES ne comprennent pas.

    • Monsieur ou Madame SISKOID…votre désaccord est tellement profond que vous n’avez pas le courage de vous identifier…j’espère au moins que ce n’est pas parce que vous êtes professeur ou professeure, ou enseignant ou enseignante dans une de nos institutions francophones…surtout pas responsable de l’enseignement des langues. Sauriez-vous répondre à cette question: Les éducateurs et les éducatrices qui assument leur rôle de guide devant les jeunes manquent-ils de respect envers ces jeunes lorsqu’ils doivent les reprendre et les guider vers le chemin de l’adulte dans l’esprit des valeurs linguistiques et culturelles, comme de celles des valeurs humanistes?

      • Pseudonyme en vigueur depuis 10 ans, il faut faire une opération supplémentaire pour le changer, ce que je n’ai pas fait par mégarde. Les paroles de quelqu’un ne sont pas discréditées par un nom de plume, mais merci de vous essayer quand même.

        Dans votre réponse, vous confondez le travail en salle de classe et tout le reste. En classe, c’est pertinent. Quand on joue et on se crée des amitiés, le contexte et le niveau de langue n’est pas forcément le même. Et c’est votre croisade pour porter atteinte au financement et au succès d’une activité jeunesse qui me fait me poser des questions sur VOS valeurs humanistes. Que vous ne soyez pas d’accord avec le choix du slogan, ça va. Que vous essayiez d’activement porter atteinte à un événement qui ne vous regarde franchement pas, c’est dérangeant.

        Je crois fermement – parce que je suis un acteur culturel dans la société acadienne – que laisser les jeunes s’exprimer dans leur français ouvre la porte à des niveaux de langue supérieurs au parler de tout les jours. Si on persiste à leur dire qu’ils sont MOINS à cause de leur niveau de langue, on ferme cette porte. Accueillons-les là où ils sont, et invitons-les à grimper l’échelle linguistique avec nous.

        Et je donne ce conseil sachant qu’il marche.

        • Accueillir les jeunes où ils sont confortables, c’est leur offrir un espace culturel où ils peuvent grandir et évoluer. Leur offrir au contraire, comme vous le faites si généreusement, de la honte, c’est leur dire qu’ils ne sont pas assez bons, qu’ils ne seront jamais assez bons, bref, qu’ils sont mieux de s’exprimer en anglais parce que c’est plus facile et on les juge moins.

        • Mais pourquoi pas essayer de remonter la qualité du français au lieu de s’abaisser au chiacquand vient temps d’éduqyer les jeunes du Sud-Est, ce qui semble être le début d’un processus qui aboutirait en une assimilation complète et non pas, à mon sens, à une  »langue nouvelle » comme bien des commentateurs l’affirment? Je n’ai absolument rien contre le chiac, mais il est grand temps qu’on l’utilise uniquement en patois local et non pas en langue standard car notre statut de peuple FRANCOPHONE serait bientôt remis en question…

          • Personne ici n’est contre rehausser le statut de la langue. Mais pour qu’une personne ait envie de se battre et de défendre sa langue, ben faut d’abord qu’elle « care » pour. C’est une question d’étapes. Et on ne peut pas demander à quelqu’un de sauter les étapes. Faut d’abord créer un attachement en quelque part. Et c’est pas en étant exclusifs et jugeant les jeunes de haut qu’on va réussir à créer un climat favorable à l’attachement identitaire et culturel des jeunes à la langue.

            Plutôt, ça commence avec des activités inclusives et avec des gens ouverts d’esprit. Des gens qui se rende compte que du chiac, c’est pas de l’anglais. C’est une langue de résistance. Les musiciens et les poètes qui écrivent en chiac, on les a célébré. Parce qu’ils ont osé s’exprimer avec des mots vrais. Pourquoi pas les jeunes?

          • « S’abaisser au chiac » : Vous voyez comment on est condescendant par rapport au parler courant des minorités?

            « quand vient le temps d’éduquer » : Oui, en salle de classe. Les Jeux ne sont pas une salle de classe!

            Écoutez, on crie à l’assimilation depuis que je suis jeune, et les deux dernières décennies de traitement PUNITIF par les grandes langues de l’élite acadienne et des programmes plus restrictifs dans les écoles n’a pas aider les choses, ça les a rempirées. On ALIÈNE nos jeunes par rapport au français.

            Si vous voulez militer pour le fait français, bravo, allez-y! Je suis un fier croyant dans cette cause aussi. Mais ne nous y prenons pas si MAL! Il n’y a rien de constructif dans le débat soulevé par Messieurs Grenier et Duguay. On sort les mêmes épouvantails que d’habitude (je m’excuse, mais je ne prend pas pour acquis que le chiac cause la destruction de la langue, encore moins son usage dans un slogan pour une activité d’une semaine dans plus d’un an; vous n’avez aucune preuve sauf que les gens aiment répéter les mêmes platitudes donc ça doit être vrai), on est condescendant envers la jeunesse comme si leur choix et décisions ne sont pas valides, on propage des faussetés (merci à M. Goupil pour les rectifications, malheureusement je vois que l’Acadie Nouvelle plubliera ce texte demain sans corrections pour enquiquiner une autre trawlée de lecteurs), et surtout – SURTOUT! – on ignore complètement la question que les jeunes ONT soulevé avec le slogan, celui de l’anxiété linguistique qu’ils vivent tous les jours.

            Voilà une question dont on peut parler, sur laquelle on peut réfléchir, ils nous y invitent. Mais on semble incapable de se mettre dans leurs souliers, dans leur tête. On a le même vieux réflèxe de sauter en l’air, de crier qu’on a mal à notre langue, cette même langue qui, selon mon dictionnaire parisien, en plein de mots anglais empruntés de toute façon, et on N’ÉCOUTE PAS le message. On attend juste que l’autre ait fini de parler pour dire ce qu’on pense, ce qu’on a toujours pensé, et ce qu’on n’a aucune intention de jamais arrêter de penser.

            Je m’enflamme, mais c’est la même angoisse qu’on ressent à d’autres niveaux quand au genre, à l’ethnie, à l’orientation sexuelle – le « white privilege », le « male privilege », et oui, le « anglo privilege », etc. – c’est la majorité qui est incapable de comprendre ce que c’est d’être un membre de la minorité. On a peut-être besoin de commencer à parler de « adult privilege » (pour ne pas dire Boomer privilege, mais c’est tout de même la plus grosse et plus influente démographie que le monde occidental ait jamais connu) parce qu’on au centre de tout ça, c’est plus qu’une question de pas aimer une tournure de phrase : C’est de ne pas aimer ou de respecter que des jeunes aient fait un choix, pris une décision.

            Je n’accuse personne. Mettez les chapeaux qui vous font. Mais ils font à plusieurs.

          • Et en réaction à Mme Hamel, je trouve sa réponse très juste. On ne peut pas appeler Gérald Leblanc et Guy Arseneau des icônes acadiennes d’un bord, et dénigrer le chiac de l’autre.

        • Je ne dénigre aucunement le chiac! Je dis simplement qu’il faut reconnaître sa place comme patois local et arrêter de penser que c’est le début d’une langue supérieur. Je ne vois pas comment l’emprun de mots provenant d’une puissance assimilatrice constitue une langue nouvelle ou supérieure. Ca ne tient pas debout cette idée là. Je suis un Monctonien et comme plusieurs autres je parle le chiac, mais je fais aussi un effort à suivre un certain standard de langue accepté dans mes interactions orales. Ironiquement, c’est quelque-chose que j’ai appris aevc l’aide du système d’éducation néo-brunswickois et à travers la télévision de Radio-Canada et la culture générale par exemple, comme bien d’autres Acadiens. Peut-être le mouvement dont vous semblez être un fier supporteur cherche-t-il à peindre les jeunes comme des gens qui  »care » seulement pour quelque chose si c’est injecté de mots anglais et de simplicités. Peut-être cette approche épousée par vous et Elyse Hamel est-elle un peu trop paternaliste?

          • Oui, vous dénigrez le chiac, en disant que c’est une langue infusée de « simplicités ». Vous avez aussi parler de « s’abaisser au chiac » ce qui démontre clairement que selon vous le chiac est inférieur.

            Je n’ai jamais dit que le chiac était une langue nouvelle ou superieure, mais plutôt qu’elle avait sa place, comme le français soutenu a sa place – ce que j’accepte pleinement – vous remarquerez d’ailleurs que l’entité de mes interventions sur ce site se sont faites en français standard.

            Ce que les opposants décrient, c’est que le chiac n’a pas sa place dans le slogan. Et ce que je m’évertue à dire, c’est qu’il est selon moi le bienvenu.

          • Arseneau et Leblanc étaient des géants de la litérature acadienne. Seriez-vous étonnés de découvrir qu’ils pouvaient très bien s’exprimer en français aussi et ils ont toujours supporter la langue française. Utiliser le chiac dans le monde de l’art et dans le monde de tous les jours sont deux choses complètement différentes. L’art invite ce genre de chose. Ok, j’me ferme la trappe maintenant…

          • Vous mettez des mots dans ma bouche. Mais je vais utilisez les vôtre pour faire mon point : Il faut reconnaitre sa place (celle du chiac). Oui, effectivement. Mais je sens que les opposants du slogan, du moins les plus zelés qui voudraient être punitifs, ne veulent pas lui donner une place, mais là, aucune. Et ça c’est un problème.

            Paternaliste? Premièrement, vous peignez l’enjeu qu’ils ont soulevé avec une pinceau qui déforme mes paroles. Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. Mais si venir à la défense des jeunes est paternaliste, à la défense spécifique de leur droit de s’exprimer et de faire des décisions dans le contexte d’organismes et événements jeunesse… je ne la comprend pas celle-là. Surtout venant du bord qui ne croit pas dans leur capacité de le faire. Si c’est que je devrais me la fermer et laisser les jeunes se défendre eux-mêmes (et ici on comprend bien qu’une partie du problème qu’ils soulèvent c’est qu’ils se sentent intimidés par l’élite de la langue à qui on leur demande de répondre), je répondrai que j’ai le droit d’être vieux et de croire dans les jeunes, comme j’ai le droit d’être un homme et féministe, etc.

          • Sur la question des poètes… L’art oui, un slogan pour des jeux sportifs et culturels non. La salle de classe non, commander au restaurant… je ne le sais pas. En bout du compte, ce n’a nous revient pas de décider où est la ligne. Des jeunes d’à travers le Canada se sont assis ensemble, ont débattus, on choisi quelque choses qui leur parlait, avec des représentants de chaque province et territoire présents, et c’est ça qu’est ça.

            On n’était pas là, on n’est pas membre de leur organisation, et les Jeux ne sont pas pour nous non plus. De quoi on se mêle. Et malgré les déroutes dans notre cher vieux débat linguistique, c’est vraiment la « bottom line ».

        • Monsieur Albert…Comment pouvez-vous affirmer que ces jeux et le message qui ressort de ce slogan ne me regardent pas? Si je suis un autre que moi qui me sens acadien citoyen à part entière de l’Acadie, contribuable, payeur de taxes et solidaire de la francophonie qui fait partie de mon identité, dites-moi qui je suis. Mais revenons au vrai débat qui découle de la portée du slogan contre l’image de notre communauté franco-acadienne, faudrait-il démarrer une pétition pour en faire changer les termes?

          • Vu que vous ne répondez JAMAIS à aucun de mes arguments, ceci sera mon dernier commentaire. Mais si on veut parler de fonds publics qui vont à des associations indépendantes et pleinement capables de s’autogérer, je me demande combien de MES taxes vont à votre dysfonctionnelle SANB.

            Mais sans farces, si vous avez le droit de questionner et même pétitionner le gouvernement à ne pas financer une activité jeunesse, qu’est-ce qui empêche les anglophones qui en payent autant de faire la même chose pour l’argent qui va à des organismes à mission francophone comme la SANB (et oui, ces Jeux)? Vous voyez comment ça dérappe vite.

            Je vous en implore, laissez les jeunes prendre leurs décisions, et oui, faire des erreurs si vous voulez les appeler ainsi, mais laissez les se gérer comme bon leur semble. Ya des fonds publiques qui sont dépensés pour vous, yen a qui a dépensé pour moi, yen a qui doit être dépensé sur la jeunesse, et on a pas besoin de se rallier aux dossiers de chacun!

            Je ne comprend pas encore pourquoi vous vous obstiner à faire un tel tort comme quoi c’est votre portefeuille qui y passe (moi j’utilise à peine les services de santé, mais je paye dans le système pareil, voyons, c’est ça vivre en société!). Ce n’est pas que vous êtes pas d’accord avec le choix qui dérange, c’est que vous voulez prendre des mesures pour forcer votre opinion sur tout le monde. En tout cas, j’ai fini. Bonne soirée.

      • En quoi est-ce que s’identifier ou non rend notre message plus véridique? Pourquoi cette personne devrait même identifier son emploi? C’est son opinion personnelle et non celle de l’organisme pour lequel il/elle travaille!

        Mais juste pour vous faire plaisir. Je me nomme Isabelle Godin, j’ai une formation en éducation et j’ai enseigné pour quelques années avant de devoir me rediriger dans un autre domaine car je cherchais à avoir un emploi stable. J’ai toujours enseigné en prêchant par l’exemple en utilisant un français standard. Je n’ai par contre JAMAIS reproché à l’un de mes élèves de s’exprimer à sa façon SAUF lorsque la situation était plus formelle (présentation orale ou écrite).

        Qu’est-ce que ça m’aurait donné de les reprendre et de leur demandé de s’exprimer formellement? Ça aurait donné un climat de classe lourd et sans participation! Nos jeunes se font juger jour après jour par des personnes dépassées comme vous l’êtes! Je préfèrais de loin qu’ils se sentent à l’aise de s’exprimer avec moi dans la salle de classe comme en-dehors. J’ai créé de forts liens avec plusieurs de mes élèves justement parce que je ne prêtais pas de jugements.

        Nous sommes francophones! Qu’on parle chiac, joual, cajun, WHO CARES?! Pourquoi nous battons-nous les uns contre les autres??? Si on se soutenais à la place, le français serait TELLEMENT plus fort!

      • M. Duguay, Michel M. Albert, Élyse Hamel et d’autres ont tellement bien exposé les lourdeurs de vos arguments et de ceux de M. Grenier que je ne perdrai pas de temps à répéter ce qu’ils ont adroitement exposé. Toutefois, je me dois de vous répondre, puisque vous m’interpellez, quand vous dites:  » Les éducateurs et les éducatrices qui assument leur rôle de guide devant les jeunes manquent-ils de respect envers ces jeunes lorsqu’ils doivent les reprendre et les guider vers le chemin de l’adulte dans l’esprit des valeurs linguistiques et culturelles, comme de celles des valeurs humanistes? »

        Eh bien, je suis éducateur – enseignant à l’école L’Odyssée, à Moncton – et je joue fièrement mon rôle de guide en ce qui a trait à la langue, la culture et l’identité de mes élèves. En fait, je dis guide, mais c’est plutôt un rôle d’accompagnement que je joue. Je présente à mes élèves des occasions de découvertes, d’expériences positives en français, j’encourage le dialogue, je les rencontre dans leurs réalités, et je tente de créer des occasions où une certaine fierté saura germer.

        Mais je ne serai jamais – en fin, je l’espère – assez paternaliste envers ces jeunes pour penser que je doive « les guider vers le chemin de l’adulte ». Comme si ma façon de vivre ma langue, ma culture, était LA façon, et qu’ils devaient m’imiter. En fait, je crois que l’une de mes forces, comme enseignant, c’est que j’accepte de me placer en position d’apprenant. Mes élèves ont tout autant à m’apprendre sur qui je suis, sur ce qu’est l’Acadie, que j’en ai moi-même à leur montrer…

        Vous pouvez très bien trouver que ce slogan ne vous déplaise. À chacun ses goûts, évidemment. Mais appeler au boycott, c’est vraiment une attitude infantillisante face des jeunes qui se prennent en main, qui agissent, et dont vous semblez ignorer complètement la sagesse, la maturité et l’intelligence.

        J’ai le privilège de côtoyer ces jeunes tous les jours. Ils sont tous uniques. Et ils sont, en très grande majorité, conscients des divers registres de langue qu’ils peuvent emprunter. Pourquoi? Parce qu’on leur en parle! On leur enseigne ces subtilités. Les efforts de construction identitaire dans les écoles sont très conscients, organisés, réfléchis. Et ils sont la responsabilité de tous, non seulement des enseignants des cours de français.

        Soyez rassuré, M. Duguay, l’Acadie est entre bonnes mains. ll s’agit simplement que la vieille garde laisse jeunesse se faire…

        • Yves Doucet…je crois en avoir assez dit pour ne pas en ajouter sur le fonds du problème que pose un slogan comme celui-là…mais dites-moi, le rôle de l’enseignant n’est-il pas de guider l’apprenant? Dites-moi que cette phrase qui suit a tout simplement dépassé votre pensée.. ».Mais je ne serai jamais – en fin, je l’espère – assez paternaliste envers ces jeunes pour penser que je doive « les guider vers le chemin de l’adulte ». »
          Si vous la maintenez, je vous poserais d’autres questions sur votre mandat d’enseignant.

          • Oui, je maintiens ma position. Quand vous dites « guider vers le chemin de l’adulte », et que l’on lit cette phrase en contexte du reste de vos écrits (et de vos déclarations radiophonique), il s’en dégage une infantilisation de la jeunesse à laquelle je ne souscris pas.

            Mon rôle, comme enseignant, est de permettre aux élèves de continuer à grandir, à apprendre. Suis-je un guide? Oui, certainement. Dois-je leur montrer la bonne voie? Non, car ce serait sous-entendre qu’il n’y en a qu’une, et que je la connais. Alors qu’il y a en réalité une multitude de voies louables, et que je n’oserais pas prétendre en connaître même le 1%.

            Je suis un guide au sens où je dois permettre à l’élève de réaliser des apprentissages scolaires en lui rendant disponibles des ressources qui l’amèneront à comprendre, intégrer et transférer des savoirs.

            Je suis un guide au sens où je cherche à faire découvrir aux élèves des savoir-faire qui leur permettront de contribuer positivement à notre société, en trouvant leurs forces et en les exploitant, en identifiant leurs défis et en y travaillant, en leur donnant le goût de devenir des apprenants perpétuels et autonomes…

            Je suis un guide au sens où je souhaite que mes élèves des savoir-être et des savoir-devenir qui leur permettront de remettre en question tout ce qui leur est présenté, qu’ils aient un sens critique aigü, un sens de l’appréciation des belles et bonnes choses, un penchant pour la collaboration, un respect infini des différences et des particularités de tous et chacun, une curiosité et un émerveillement devant l’unicité de tous les individus qui les entourent, et un sens de la communauté fort et durable.

            Mais ces découvertes, quoique je cherche à y jouer le rôle de guide, ils doivent le faire eux-mêmes. Par l’autonomie, la prise de décisions, la réflexion, les échanges. Dès que je tente de substituer ma vision des choses à la leur, dès que je cherche à leur imposer mes paradigmes, je freine leur développement.

            M’arrive-t-il de le faire? Bien sûr que oui. Je suis loin d’être un enseignant parfait. Mais je me répète 100 fois par jour que, plus que de les guider, je dois les accompagner, les appuyer. Plutôt que d’être devant, je préfère être derrière, à les encourager, les soutenir.

            Évidemment, cette vision de l’école et de l’apprenant n’a pas toujours été centrale à ce qu’était l’école. Et trop de gens continuent de croire qu’il appartient aux adultes de « montrer aux enfants comment bien faire les choses. » Ce à quoi je répondrais que je suis right fier de laisser à mes élèves – et à mes enfants – le soin de m’en apprendre beaucoup plus sur moi-même et sur ma communauté que je ne pourrais leur en apprendre sur la leur.

            Alors quand des jeunes – de partout au Canada – décident que « Right fiers! » est un slogan valide, j’ai la sagesse d’accepter que cette décision leur appartient. Je comprend que certains n’aiment pas le slogan. Eh bien, que ces opposants disent simplement: « Je n’aime pas ce slogan » et passent à autre chose, svp. Faire porter à ce slogan le poids des troubles linguistiques de notre Acadie, c’est d’une surgnéralisation kafkaesque.

            Je vous enjoins à lire ce texte de Mathieu Lang, dans l’Acadie nouvelle, qui dit « N’oublions pas, dans un premier temps, que l’évènement en tant que tel des jeux de la francophonie véhiculera un message plus fort que son slogan pour le développement de l’identité francophone des jeunes et des moins jeunes de la région, de la province et du pays. » (http://www.acadienouvelle.com/chroniques/2016/02/11/education-mais-comment-assurer-la-vitalite-de-la-langue/)

            Ce sont, en effet, les Jeux qui démontreront la vitalité et l’engagement de la jeunesse d’ici et d’ailleurs. Pas un mot dans un slogan. J’ai pris le temps d’en jaser avec mes élèves. Une majorité aimaient le slogan, certains ne l’aimaient pas, mais ils ont tous su exprimer cette opinion sans tomber dans l’appel au boycott…

            Si vous ne partagez pas cette vision du rôle d’un enseignant, je suis bien curieux de savoir ce que vous pensez que je devrais faire…

    • Merci,
      Vous avez écrit cela d’une façon que j’aurai jamais pu, parce que je suis unes des francophones du sud est qui est right fiers de mon vocabulaire et accent.

      Les avis comme ceux à Félix Grenier sont les raisons pourquoi les jeunes deviennent des acadiens sans de langue. Ils deviennent des anglophones (malgré avec un accent français toujours aperçus par d’autres anglophones) parce que les autres francophones les fait avoir ‘honte’, les ‘shament’.

      J’ai beau à dire que ma mère a déménagé à Montréal quand j’étais jeune pi ses faite tellement intimidée pas les gens qui se moquait d’elle qu’elle à re-deménagé à St. Anselme aussi tôt possible.

      C’était beau et bien plus facile quand on étaient tous des fermiers pi des pêcheurs, mais maintenant que le monde est plus global, il faut forcé les francophones à parler une langue unique, avec les règlements parisienne, que nous avons échappé jusqu’au dernier siècle? :/

    • Monsieur Sidkoid…Les dérapages qui auront marqué ce débat m’en a tellement appris que mon assureur me pardonnera d’en provoquer un autre. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que les anglophones qui voient mal le financement des organismes dédiés à la promotion de l’Acadie ont le droit de se manifester. Mais vous savez, ils ont aussi le droit de voter à tous les quatre ans, comme ils ont le droit de boycotter ce qui ne leur convient pas. Mais ce que j’ai appris surtout, par les dérapages dans ce débat, c’est qu’il se trouve de très bon nouveaux matériaux pour faire une version moderne de l’ÉLOGE DU CHIAC…surtout des personnages qui donnerait à ce nouveau film une valeur ajoutée à l’autre…entre autres, des ex-présidents de la SNA, des professeurs de français, des futurs journalistes acadien.ne.s, une étudiantes acadienne en littérature anglaise en Allemagne, etc.. Par ailleurs, je dois vous dire que vous ne m’apprenez rien de nouveau en parlant d’une SANB dysfonctionnelle. Aux yeux de certains comme, de toute évidence, à vos propres yeux, la SANB a toujours été dysfonctionnelle. Sa structure et son fonctionnement ont toujours fait l’objet de révision. On s’entend la-dessus, n’est-ce pas? Mais cela ne l’a pas empêchée de faire faire à nos communautés de beaux grands pas dans la promotion de nos droits linguistiques et culturels sous toutes les formes. Excusez-moi, Monsieur Sidkoid, de vous raconter cette histoire, puisque c’est juste NOTRE SANB. Ce n’est pas la VÔTRE.

  19. Quelle est la différence entre « Right fiers » et « Astheure » en terme de responsabilité linguistique?

      • Astheure est un régionalisme. Pour vous qui êtes un puriste de la langue française, vous devriez savoir qu’on ne doit pas utiliser ce mot dans notre langue de tous les jours.

        •  »Astheure » est un nom funky utilisé comme titre d’une revue Internet. C’est une forme de marketing en utilisant un mot reconnu par tous les Acadiens et plusieurs Canadiens français. Un vocabulaire (en l’occurrence, le chiac, ce qui est débattu ici) c’est une autre chose complètement. Il est important de bien catégoriser les choses dans un débat comme celui-ci.

          • « Right Fiers » est aussi un nom funky (c tu en français ça?) comme titre d’un événement. C’est une forme de marketing en utilisant un mot reconnu pas bien des Canadiens français. Ce n’est pas un autre chose « complètement ».

          • « C’est une forme de marketing en utilisant un mot reconnu par tous les Acadiens et plusieurs Canadiens français. »

            ………..et Right Fiers c’est différent…….?

            Si vous suivez les médias, vous remarquerez que plusieurs porte-paroles des jeunes canadiens français (notamment l’association jeunesse fransaskoise et le conseil jeunesse provincial du manitoba) se sont prononcé en faveur du fameux slogan. Personne n’a dit « je comprends pas ce mot, c’est de l’anglais, c’est pas ma langue ».

        • David, Rhéal Boucher et Sarah Brown…il faut féliciter les créateurs de cette revue virtuelle d’avoir choisi le titre ASTHEURE. Ils ont fait preuve d’une belle connaissance de la langue française. Pascal Poirier, dans son LE GLOSSAIRE ACADIEN nous a appris que Montaigne utilisait ce terme en l’écrivant « asteure » et « asture », et mieux encore, Brantôme dans LA VIE DE MARGUERITE DE NAVARRE et dans CHARLES IX l’écrit ASTHEURE…ce n’est donc pas un régionalisme et rien pour le comparer au chiac.

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