La réapparition d’une chose oubliée est toujours une expérience fascinante. C’est comme déterrer une capsule temporelle ou voir un polaroid se développer en temps réel. J’ai eu l’occasion de vivre une telle expérience lorsque j’ai retrouvé un texte que j’ai écrit à propos de l’exposition l’Art à tout prix qui a eu lieu en 1989. Cet évènement organisé par la Galerie Sans Nom (Moncton) a été présenté dans le cadre du colloque d’Art et d’argent qui portait sur le financement des Centres d’artistes du Nouveau-Brunswick.
L’Art à tout prix a été une exposition d’installations et une soirée de performances qui a regroupé vingt-cinq artistes de la région. Les performances ont été présentées à l’auditorium du Centre culturel Aberdeen. Le volet exposition, quant à lui, a occupé la totalité de la surface de l’ancienne bibliothèque publique qui venait tout juste de déménager dans le centre-ville de Moncton. Cette exposition a sûrement été l’une des plus grandes manifestations d’arts visuels réalisées ici.
En relisant le texte, je me suis replongé dans l’effervescence du moment. Hélène LaRoche (directrice de la galerie), Marjolaine Bourgeois (coordinatrice du colloque), Ginette Savoie (graphiste extraordinaire), et moi (commissaire d’exposition), formions une équipe du tonnerre. Après toutes ces années, ce qui s’était immobilisé quelque part dans ma mémoire recommençait à danser. Je nous voyais occuper l’espace, faire sens du monde, et devenir ensemble quelque chose d’engageant et de pertinent. Ce qui est moins clair, c’est le contexte qui a entouré l’écriture du commentaire. Je ne sais pas non plus à quel point il était prêt à être livré ; il manque quelques descriptions, des titres, et il y a, ici et là, des ambiguïtés sur la spécificité des lieux d’expositions à l’intérieur de l’édifice. J’ai l’impression qu’il s’agissait d’un «projet personnel», que cette activité n’était pas incluse dans mes tâches de commissaire. Quoi qu’il en soit, le texte s’est retrouvé au fond d’une boîte de carton pour plus de 30 ans.
Tout document, même incomplet, est un témoignage sur l’état d’un certain moment du monde, et je me suis dit qu’il serait intéressant de témoigner de cette exposition qui n’a laissé, somme toute, que peu de traces. Naturellement, j’ai voulu incorporer des images, ce qui n’a pas été chose facile, car le fonds d’archives de la Galerie Sans Nom au Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson ne contient que quelques photographies de la bibliothèque. Ces photos ont, malheureusement, été prises avant l’installation des œuvres et ne font état que d’un édifice vide. J’ai donc contacté quelques artistes pour voir s’il y avait, dans leurs archives personnelles, des images des œuvres présentées. Un certain nombre d’entre elleux avaient des photos de bonne qualité, d’autres avaient de la difficulté à se souvenir ce qui avait été présenté. Le cas de Luc A. Charrette me semble poignant. La seule image qu’il a pu retrouver est de résolution minimale, ce qui est ironique compte tenu de l’échelle de son œuvre et de toute l’énergie qu’elle avait demandée. Ça m’a semblé injuste. En revoyant passer les images de cet évènement, j’ai eu l’occasion de méditer sur le passage du temps, sur ce qui était éclatant et qui est devenu diaphane. J’espère que la publication de ce texte, comme un tableau restauré, redonnera aux couleurs de cette exposition son éclat d’origine. Bonne lecture!
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L’ART À TOUT PRIX (1989)

LE REZ-DE-CHAUSSÉE
Une des premières installations qui s’offrent aux visiteurs est une œuvre intitulée Cocoon de Katrina Bishop (Avenport, Nouvelle-Écosse). Les enveloppes de quatre pièces qui composent l’œuvre sont faites de mousse polyuréthane alors que l’intérieur des structures est tapissé de fourrure. Les quatre cocons sont disposés à équidistance sur une section du plancher recouverte de jute. Deux lumières rouges de faibles intensités éclairent l’ensemble. Le spectateur, s’il le désire, peut prendre place à l’intérieur des cocons. L’atmosphère incite au repos. La bande sonore de Vincent Schillaci-Ventura envahit l’espace ; on y décèle des battements de cœurs, le rythme d’une respiration et des borborygmes. Cocoon est comme un retour dans le ventre maternel, une expérience tactile qui me rappelle l’insouciance d’avoir été enfant[1].
Tout à côté de l’œuvre de Bishop se trouve Le grand village d’Yvon Gallant (Moncton). Gallant a quitté Moncton et habite Montréal depuis plus de deux ans. Son installation est une réflexion sur cette transition et utilise la ville de New York et ses gratte-ciel comme modèle de gigantisme.
Paul E. Bourque (Moncton) nous propose une rétroprojection d’une photocopie couleur. L’image, projetée au mur, nous présente un homme vêtu d’un pagne, sa peau est d’un rouge éclatant, il porte un chapeau plat, pipe au bec. Le dessin n’est pas sans rappeler le fameux croquis de Rimbaud par Verlaine. Mais si Rimbaud a les mains fermées dans ses poches, l’homme de Bourque est plus intimidant : il tient une lance dans la main droite et une corde dans la main gauche. La présence de ce mystérieux personnage nous interpelle et nous invite à inventer des scénarios sur les circonstances entourant sa présence.
Claude Thériault (Moncton), qui s’intéresse à l’art par ordinateur depuis quelques années déjà, présente une installation qui allie le social et la technologie. L’artiste a installé ses ordinateurs et ses imprimantes dans un coin de la bibliothèque et invite les spectateurs à venir s’asseoir pour une prise de photo en mettant l’accent sur les visages. Les images sont traitées sur place et imprimées pour ensuite être signées par les spectateurs. L’artiste épingle alors le résultat au mur qui se retrouve bientôt tapissé de plus de 100 visages.
The Medium is a Massage de Thaddeus Holownia (Sackville) fait référence au The Medium is the Message de Marshall McLuhan. L’installation, montée dans un des bureaux de la bibliothèque, est un face à face de deux éléments. En entrant dans la salle, le spectateur est immédiatement placé devant une reproduction grand format (150 cm X 100 cm) de His Master’s Voice – que la compagnie RCA Victor a longtemps utilisé comme logo. Le second élément est un petit téléviseur avec l’écran dirigé vers la reproduction de sorte que le spectateur, en entrant dans la pièce, ne voit que l’arrière de l’appareil. La bande sonore nous accroche, nous entendons les chefs des trois partis politiques du Nouveau-Brunswick, pendant la dernière campagne électorale en 1987, qui parlent du rôle et de l’importance de l’art dans la société[2]. Lorsque le spectateur s’avance pour voir l’image sur le moniteur, il constate qu’il n’y a que de la neige. Entre l’image du chien écoutant la voix immatérielle de son maître et la neige sur l’écran, la voix des leaders politiques fait un saut sémantique et dévoile un lien inopiné. Voici un jeu bien joué par Holownia!

Toujours au rez-de-chaussée, un système complexe de microphones, de fils, et de consoles d’effets spéciaux entoure une installation intitulée Ten Fan Habit and a One Man Band de David Bobier (Sackville). Il s’agit d’une œuvre interactive où le spectateur est appelé à manipuler les interrupteurs reliant 10 ventilateurs. Le grondement obtenu par le vent et les vibrations est filtré, amplifié et met en évidence des sons autrement inaudibles.
L’installation de Guy Duguay (Moncton), La déduction de l’architecture dans l’art actuel, est une œuvre de structure. L’artiste, qui utilise des matériaux de base de la construction telle du papier goudronné, du plastique et du bois, aménage furieusement l’espace disponible. Notons aussi la présence d’images, maintes fois répétées, d’un cadran et de piles électriques. Pour Duguay, le cadran est le symbole par excellence du temps et les piles celui de l’énergie. Ces deux composantes seraient d’après lui indissociables de la création – sans elles, l’œuvre demeure dans une zone du désir, donc de l’imaginaire – ce que l’artiste refuse.
The Maze est la deuxième installation que Katrina Bishop nous présente dans le cadre de cette exposition. Comme Cocoon, il s’agit d’une pièce à caractère intimiste où le spectateur fait l’expérience de sensations très organiques. The Maze est un labyrinthe circulaire fait de jute. En pénétrant dans l’enceinte, l’odeur est intense, et la lumière tamisée devient moins agressive. Nous avançons dans le premier cercle, puis dans le deuxième, un peu plus petit, puis dans un troisième. L’espace devient de plus en plus étroit. L’excursion se termine dans une quatrième partie. Il fait maintenant sombre ; la jute fait place à des parois recouvertes de fourrure, un matériel qui comporte une forte charge émotionnelle pour l’artiste. Une bande sonore nouvel âge de V. S. Ventura se fait entendre. Encore une fois, nous nous laissons envelopper par l’expérience et nous ne voulons plus sortir.
C’est une première incursion dans le monde de l’installation pour le peintre Raymond Martin (Moncton) qui nous offre ici une œuvre à caractère cérémonial. Sa peinture La Vierge en fleur se trouve dans une fin de corridor de l’édifice. Une dizaine de lampions formant un demi-cercle, opposé à la peinture, encerclent partiellement un fauteuil moelleux. Le spectateur peut s’asseoir et lire le poème de la vierge sanglante (texte écrit par Mario Pelletier). L’atmosphère incite au recueillement et au repos.
LA MEZZANINE
Dans la salle aérée qui fait office de mezzanine, deux vidéos de deux vidéastes d’ici. Pamela Gallant de l’Île-du-Prince-Édouard nous présente un projet expérimental intitulé Player’s Light, où l’imagination de l’artiste prend toute sorte de formes. Deadline/Date d’échéance de Marc Paulin, trace un portrait insolite de la ville de Moncton. Le réalisateur Robert Frank aurait contribué à ce projet.
LE SOUS-SOL
Vak Attack est certainement une des œuvres fortes de Terry Graff (Sackville). L’artiste utilise des objets trouvés et les réutilise avec humour et absurdité. Vak Attack est un aspirateur qui attaque littéralement, par la disposition des boyaux et autres tubes, une grande moquette circulaire bleue. «L’attaque» vise plus particulièrement six lapins. Une bande sonore remplie de bruit, proche des sons émis par des machines de jeu électronique, se met en marche en même temps qu’une lumière stroboscopique et une série de néons. Ces appareils sont commandés par une minuterie à intervalle régulier d’environ trois minutes. Toutes les fois que j’ai vu Vak Attack, j’ai été saisi par l’image stéréotypée de la ménagère des années 60 nettoyant hystériquement son salon en pleine nuit, inspirée ou peut-être aspirée, par le mode de vie ô combien divin nord-américain! L’œuvre de Graff se situe dans cette catégorie d’œuvres qui, tout en étant drôle, est empreinte d’une grande tristesse et d’un vide qui semble impossible à combler.
Dans une petite pièce en retrait au sous-sol, nous retrouvons une autre installation de Guy Duguay simplement intitulée Écoutez. L’artiste utilise ici l’écho comme support pour créer une pièce envoûtante. La configuration du lieu en forme de «L» avec ses murs, son plancher et son plafond bizarre en angle de 45 degrés, crée ce que Duguay appellera son «echo chamber». La réverbération des sons graves y est tout à fait exceptionnelle. En pénétrant dans «l’echo chamber», éclairée par deux ampoules de 150 watts, nous remarquons l’image d’une oreille et des lettres rouges collées aux murs. Un mot en particulier nous incite au silence : «SHHHHHH!» La pièce maîtresse est un assemblage hétéroclite d’éléments trouvés à même l’édifice. Il y a deux damiers d’échecs en métal galvanisé, le premier est suspendu avec un gros élastique, l’autre est posé sous le premier. Une tige de métal rouillée se balance près du damier suspendu. Le spectateur peut, grâce à une autre petite tige de métal déposée près d’un mur, explorer la variété des sons émis par la structure. Les voix des spectateurs s’intègrent aux bruits de l’œuvre et font partie de celle-ci. Cette deuxième contribution de Duguay est peut-être la seule de toute l’exposition qui met de l’avant l’architecture de la chambre comme principe actif de l’œuvre.
Luc A. Charette (Moncton) devient un metteur en scène hors pair et déploie maintes facettes de son talent pour créer The Beast Has Been Turned Loose, une installation complexe et inquiétante. Charette a choisi le centre nerveux du bâtiment c’est-à-dire le garage en béton, avec son système de chauffage à découvert, de lumières, de portes, de circuits électriques et de poussière. C’est dans cet environnement industriel qu’il lâche sa bête.
Le point central de l’œuvre, géométriquement parlant, est une niche en métal. Surplombant celle-ci une lumière rouge clignote. Une sonnerie électrique retentit sans arrêt; le bruit est intense. Quelque chose d’anormal se passe. L’enclos en maillon de chaîne qui entoure la niche est découpé; un homme ou un animal se serait échappé. Plus loin déposés sur un mur, trois panneaux éclairés avec force par un gros projecteur de lumière directe. Une automobile, phares allumés, contribue aussi à l’éclairage. Le premier panneau à gauche illustre une silhouette humaine dont le bras levé semble signifier à ce qui s’est évadé de s’arrêter. Le deuxième représente un pistolet et le dernier panneau illustre un coup de feu. Sur un autre mur sont accrochés sept panneaux de métal, tous branchés à un interrupteur sonore qui active sept petites lumières blanches éclairant l’intérieur de sept petits pots de verre. Sur chaque pot est collée une diapositive. La lecture de ces images, qui peuvent être interprétées comme autant de caméras de sécurité, nous renseigne sur l’évènement; un meurtre a été commis. Plus loin, un magnétophone répète sans arrêt que nous devons partir; un robinet coule abondamment, le drain, situé près de la niche, n’y suffit plus. Une échelle indique un passage. La voix nous somme de sortir. La sonnerie est abrutissante. La bête s’est échappée et personne ne sait où elle se trouve.
L’installation de Charette est l’une des œuvres fortes de l’exposition. La maîtrise avec laquelle il occupe l’espace, le nombre d’éléments et de moyens utilisés pour illustrer son propos, autant de qualités dans une œuvre qui a le mérite de nous offrir une vision d’ensemble unique et surprenante.
La Chambre des aveugles de Christiane Baillargeon (Moncton) est installée dans une grande pièce de la bibliothèque. L’installation est plongée dans une lourde pénombre. C’est une œuvre qui fait appel à la vision périphérique ; elle ne peut pas être regardée directement. Les spectateurs y entrent donc à tâtons et se retrouvent devant des amoncellements d’objets de toute sorte : une botte de foin, des graines, des figurines en plastique, sans oublier un grand ruban collé sur les quatre murs avec des phrases écrites à l’envers. La Chambre des aveugles est une chambre difficile d’accès, une œuvre qui ne se donne pas facilement.
Outre l’artiste, peu de gens ont cependant vu la Chambre des aveugles comme j’ai pu la voir. Après l’exposition, j’ai photographié toutes les œuvres pour les archives de la Galerie Sans Nom, mais la lumière étant à la base de bien des choses, dont la photographie, j’ai allumé les néons de circonstances. Dans la «chambre», je me suis mis à la recherche très subjective de regroupements qui me parlaient et j’ai trouvé des perles d’une beauté étonnante; comme ce petit cheval de plastique entouré de maïs soufflé ; ou ces gants de caoutchouc déposés sur une pierre tombale où le simple mot «Father» y est gravé. Je me tenais devant l’étrange beauté d’un trésor caché.
La chambre des aveugles aurait pu, si Baillargeon l’avait voulu, être explorée avec des lampes de poche. Les spectateurs auraient pu déjouer cette obscurité qui enveloppait chaque objet. La lampe de poche, loin de nuire au concept, lui aurait donné un visage et un nom. Est-ce que c’est la «chambre» qui n’était pas suffisamment éclairée, ou est-ce plutôt les cônes des spectateurs qui n’étaient pas assez aiguisés? Nous ne le saurons peut-être jamais.
Dans une pièce à côté de l’installation de Baillargeon, nous retrouvons une autre installation de Paul E. Bourque intitulée Stimulus. La porte vitrée du bureau est verrouillée de l’intérieur. Une inscription nous invite à cogner. Le bruit du cognement enclenche la projection d’un film 8 mm, d’un téléviseur syntonisé sur un canal de neige et d’une lumière rouge. L’image est projetée sur un mur et pour la voir le spectateur doit écraser son visage sur la vitre de la porte et diriger son regard vers la gauche. Ainsi aplati contre la vitre, le spectateur peut voir un homme nu qui s’avance, qui recule tout en caressant son corps. Stimulus fait état d’un voyeurisme difficile. Il faut travailler dur pour y assister. Lorsque nous avons ouvert la porte du bureau après trois jours d’exposition, il y régnait (pour une raison qui nous a échappé), une humidité étouffante. C’était comme si cet homme nu avait réellement sué pendant trois jours et trois nuits durant.
Rick Burns (Fredericton) présente une installation toute simple, et c’est là sa qualité et sa fraîcheur. Dans la petite pièce qu’elle occupe, il y a une pile de journaux, une perceuse ainsi qu’une chaise blanche. Posée sur le siège, on trouve une tablette de chocolat «Oh Henry». Un quadrilatère de huit pieds carrés, fait à la craie blanche, vient encadrer le tout. Short Stories ressemble à un souvenir d’écolier, un après-midi dans une classe, dans une bibliothèque d’école. Dès l’ouverture de l’exposition, la barre de chocolat fut dévorée par un spectateur affamé. Il ne restait que le papier d’emballage!
[1] Je ne sais pas si j’ai été témoin de la scène suivante, ou si on me l’a racontée. Quoi qu’il en soit, cette histoire m’est toujours apparue comme un exemple remarquable de la vie caché des œuvres d’art. Je la décris ici brièvement. On a vu, durant l’exposition, une jeune femme entrer précipitamment dans la bibliothèque. Manifestement prise de panique, elle s’est dirigée vers un des cocons et s’y est glissée. Quelques minutes plus tard, un homme en colère est, lui aussi, entré dans l’édifice cherchant visiblement cette femme. Après avoir fait le tour de l’exposition – du moins le rez-de-chaussée – il est reparti en claquant la porte. Le silence revenu, la femme est sortie du cocon et a disparu dans la ville.
[2] Frank McKenna (Parti libéral du Nouveau-Brunswick), Richard Hatfield (Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick), et George Little (Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick).
À propos…
Artiste numérique, poète et musicien, Daniel H. Dugas a participé à de nombreuses expositions et a effectué plusieurs résidences au Canada et à l’étranger. Ses vidéopoèmes ont été diffusés à l’international dans plusieurs festivals et expositions. Il présentait, dans le cadre de cette exposition, deux installations. La première œuvre Erika, les boîtes noires, une installation cinétique, explorait la déchirure entre le passé et l’avenir, la stagnation et le devenir. La deuxième, Le Christ survolant 1000 cônes, était composée de 1000 cônes de plâtre au-dessus desquels survolait un Christ sur son crucifix.












