Cinq « Que dois-je dire » à mes compatriotes du Nouveau-Brunswick – Céleste Godin

À mes compatriotes du Nord,

Je vous côtoie depuis toute ma vie. Je suis moi aussi allée aux Jeux de l’Acadie, j’ai flâné des heures (des jours…) à l’Osmose, chialé haut et fort au sujet de Radio-Canada, et craché en entendant mention de la monarchie britannique. J’ai moi aussi passé des longues soirées à discuter et débattre de l’Acadie autour de bières, et des nuits blanches à m’inquiéter du taux d’analphabétisme et d’assimilation (c’est-ti juste moi celle-là?). Je suis contente d’avoir un espace d’échange comme Astheure pour discuter des enjeux à notre façon, et d’avoir la liberté de controverse. Mais je ne peux me permettre de me joindre à la conversation sans vous dire honnêtement que c’est parfois (OK…souvent) frustrant de dialoguer avec des Acadiens du Nouveau-Brunswick, parce que je me sens mal comprise. Je vous donne donc les cinq choses suivantes à considérer lorsque vous discutez de l’Acadie:

1. Vous avez un privilège majoritaire

Avant que vous tombiez catatoniques, laissez-moi m’expliquer. Bien que les Acadiens du Nouveau-Brunswick soient une minorité frôlant le tiers de votre province, vous êtes 235 270 des 276 640 personnes ayant le français pour langue maternelle en Atlantique, soit 85 %. Bien que vous viviez votre minorité au quotidien (nous aussi d’ailleurs), quand on parle d’Acadie, on ne vous oublie jamais.

Si les gens de l’extérieur nous prennent tous pour des Néo-Brunswickois lorsqu’on leur dit qu’on est Acadiens, c’est qu’on entend parler de vous. On connaît vos héros de l’histoire, vos accents (au moins le chiac), vos artistes. À l’extérieur des provinces atlantiques, ce sont les artistes acadiens qui sont le visage de l’Acadie. Mise à part le deux tiers de Radio Radio, pouvez-vous me nommer des artistes acadiens qui ne proviennent pas du Nouveau-Brunswick?

Vous avez donc le privilège de vous voir et de vous faire voir, dans la plupart des médias ou des discours touchant à l’Acadie.

2. Vous avez le privilège d’une minorité incontournable

 

C’est sûr que vos relations avec le gouvernement provincial ne sont pas toujours roses, et que les acquis que vous avez n’ont pas été reçus avec une belle petite carte de remerciement de la part du maire Jones. Mais grâce à la mise en place d’un plan de société, à des actions très publiques et à des actions très secrètes, l’Acadie du Nouveau-Brunswick a su se construire.

Il est donc difficile de vous oublier dans les décisions provinciales. Imaginez essayer de faire voir l’importance de médecins bilingues quand vous êtes 0,4 % de la population, comme c’est le cas à Terre-Neuve-et-Labrador. Imaginez que le gouvernement Alward redessine vos circonscriptions pour que vous n’ayez aucune circonscription majoritairement acadienne au Nouveau-Brunswick, comme cela vient d’arriver en Nouvelle-Écosse. Je ne pense pas qu’on pourrait contourner la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick de cette façon. Ce n’est pas pour diminuer le travail que vous faites en matière de santé et de veille sur le système éducatif, mais plutôt pour dire que la politique ne peut pas délaisser complètement la forte minorité francophone bien mobilisée.

Entre-temps, à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, nous essayons de nous faire simplement reconnaître par nos instances provinciales, et de faire comprendre que nous sommes différents des autres minorités et groupes d’intérêt, de par notre histoire fortement liée à ce territoire, et notre statut de minorité de langue officielle.

celeste

3. On se sent parfois oubliés

 

Pensez à la dernière fois que vous avez eu une discussion sur nos institutions acadiennes (connaissant le lectorat d’Astheure, c’était sûrement récemment…). Maintenant, pensez à ces institutions dont vous avez discuté. Combien d’entre elles étaient des institutions du Nouveau-Brunswick? Quelques-unes? La plupart? Toutes? En parlant de l’Université de Moncton, avez-vous pensé à l’Université Sainte-Anne? Au Collège Acadie? Avez-vous déploré l’absence d’établissements d’éducation postsecondaire en français à Terre-Neuve? Avez-vous pensé au manque d’établissements d’éducation primaire et secondaire en français au Maine et en Louisiane?

J’ai souvent l’impression de passer ma vie à répéter que nous aussi on existe.

Vous me direz peut-être que la société du Nouveau-Brunswick doit s’occuper de sa gestion et qu’elle ne peut pas se rendre responsable de tout le monde, et je ne vous contredirai pas. Mais que je n’en entende pas un chialer la prochaine fois que le Québec nous dira la même chose.

4. Le mot « Acadie » nous exclut souvent

 

L’Acadie Nouvelle, les Caisses populaires acadiennes, Acadieman. Tous parlent d’Acadie, tous parlent de l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Même Radio-Canada (Ici? Icitte? Citte?) ne manque pas la bandwagon. Si on peut parler de montréalisation de Radio-Canada, on peut aussi parler de la monctonisation de Radio-Canada Acadie.

Je n’ai pas envie de retirer notre affichage patriotique de tous ces espaces, et je n’ai pas de meilleure solution pour les nommer, comme ce sont en effet des institutions acadiennes. Tout ce que je vous demande, c’est d’être conscients que vous parlez en effet souvent de l’Acadie du Nouveau-Brunswick quand vous dites Acadie.

Rémi Daigle parlait de culturalisation psychologique vécue dans nos cours de français. Je pose donc ici comme hypothèse qu’à force d’entendre le mot Acadie en lien direct avec le Nouveau-Brunswick toute sa vie, il est possible de perdre de vue les autres. Et qu’à force de ne jamais se voir dans les choses qui portent le nom de son propre peuple, il est normal de s’en sentir exclu.

Comme nous nous devons d’être conscients des lentilles avec lesquelles nous vivons le monde lorsque nous discutons de questions d’ethnie, de religion, de pauvreté, de classe, nous nous devons de faire la même chose quand nous parlons d’Acadie. Je vous écris aujourd’hui de mon point de vue d’ultra minoritaire (à Halifax, nous sommes moins d’un demi-pour cent), qui a vécu une panoplie d’expériences positives et négatives par rapport à mon acadienneté. Je suis consciente que ça me rend sensible, voire susceptible, à des sentiments d’exclusion et j’en tiens compte dans mes dialogues avec les autres.

Ça ne nous empêche pas d’avoir des discussions; au contraire, ça les enrichit énormément et rapproche nos visions philosophiques de la réalité du terrain.

5.  Ne laissons pas Lawrence gagner.

Si nous sommes éloignés les uns des autres, si nous vivons des réalités disparates, si parfois nous avons peine à se reconnaître comme membres d’un même peuple, c’est que notre destin a été préarrangé ainsi. N’oublions pas que les conditions du retour de la déportation étaient de s’établir en petits groupes isolés pour ne pas qu’on ait la force du nombre nécessaire pour effectuer du changement. Cette stratégie a été aussi efficace que de nous mettre sur des bateaux en mauvais état, parce que nous avons l’impression que ce que nous vivons dans notre village, dans notre famille, dans notre école est propre à nous, du moins jusqu’au contact avec les autres. Si les Acadiens de la Nouvelle-Écosse ont dû attendre jusqu’à 1968 pour se mettre côte à côte et face à face autour de la table de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, c’est que le plan des Britanniques a été efficace.

Nous nous devons donc, en tant que fiers patriotes, d’aller envoyer chier les nettoyeurs ethniques qui nous ont divisés en faisant front commun. Et pour ce, il est essentiel que nous nous connaissions. Êtes-vous déjà venus dans la région d’Évangéline, à l’Île-du-Prince-Édouard? Sur la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador? À L’Isle Madame, en Nouvelle-Écosse? Il est temps. C’est alors que l’Acadie comme peuple, comme nation, pourra davantage s’entraider et sortir ses projets d’avenir des frontières géopolitiques nous divisant. Je ne peux me permettre de terminer avec un classique et cliché « L’Union fait la force », et donc je vous lance un appel à la discussion dans la section commentaires.

À propos…

Céleste Godin

Céleste Godin est une patriote acadienne qui vient de Halifax. Engagée dans le réseau associatif depuis son adolescence, elle a participé à des centaines de réunions communautaires, et un nombre incalculable d’événements jeunesse d’un bout à l’autre du Canada. Elle a longtemps oeuvré dans le réseau jeunesse, et siège présentement à la Société Nationale de l’Acadie comme conseillère jeunesse. Elle siège également comme personne provenant de l’Acadie au Centre de la francophonie des Amériques. Femme de beaucoup de mots, elle est à son plus grand bonheur lorsqu’elle a un micro dans les mains.

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10 réponses à “Cinq « Que dois-je dire » à mes compatriotes du Nouveau-Brunswick – Céleste Godin

  1. Pingback: Mon assimilation, mon exil – Céleste Godin | Astheure·

  2. Pingback: Plus de 200 publications depuis le lancement : Astheure on fait quoi? – Collectif | Astheure·

  3. Excellent article. Je demeure à Dieppe et j’arrive d’une visite du coin de la Baie Sainte-Marie en NE. On devrait être le plus « inclusif » possible lorsqu’on parle de l’Acadie comme le suggère très bien Céleste.

  4. Exprime toi chère, c’est géniale!!!! Moi je vous oublie pas dans Grand-Pré 😉 pis watch toi j’arrive avec une caméra sous peu… on va visiter la tombe Lawrence.

  5. J’ai assisté à une réunion de ma section de la SANB (le président est Rémi Frenette) en 2012, et malgré toutes les difficultés que vivent les Acadiens de l’Île et de la Nouvelle-Écosse, sa première préoccupation était d’appuyer la grève des Québécois. On n’a pas d’énergie ni de temps pour nos semblables, mais on peut travailler pour les Québécois. Je ne suis pas allée à la réunion de l’an dernier. De toute façon, si on n’est pas un disciple de Jean-Marie Nadeau, on n’a pas le droit de parole. C’est une petite dictature.

    • Ma première préoccupation était la grève des Québécois? Votre position à mon égard est non seulement réductrice, elle est fausse. Nuancez ou expliquez-vous. Ça ne me dérange pas de me faire mettre dans la spotlight. Mais quand les propos sont sans fondements, d’une pauvreté et d’une incohérence comme celle-ci, j’ai de la misère à le prendre. Je vous invite à revoir ma position que vous n’avez visiblement pas comprise la première fois.

      J’estime toujours que l’accès à l’éducation doit être un enjeu prioritaire en Acadie et dans ses luttes sociétales, ce pourquoi je pense que la SANB doit en faire un enjeu incontournable (comme elle l’a d’ailleurs voté à son AGA à Shippagan le 9 juin dernier ; I guess mon idée était pas si pire que ça, finalement?). Dans la conjoncture d’un mouvement étudiant d’une grandeur historique au Québec, je tenais et je tiens toujours que l’Acadie du NB (particulièrement à Moncton, dans ma section, où se trouve le plus grand des 3 campus) a tout intérêt que sa population exige une éducation acadienne de qualité, abordable, accessible.

      Voyez-vous, Rachelle, l’endettement intergénérationnel des Acadiens à coups de 30, 40, 50 milles $$$, ça comporte des effets dévastateurs pour l’épanouissement de notre collectivité. L’engagement citoyen, les possibilités d’investissement et d’entreprenariat, le temps et les ressources pour se préoccuper de notre culture et de la développer, tout cela se voit couper à blanc en raison de l’endettement faramineux, successif et cumulatif des générations.

      « malgré toutes les difficultés que vivent les Acadiens de l’Île et de la Nouvelle-Écosse, sa première préoccupation était d’appuyer la grève des Québécois. » Franchement. J’ai tenté d’établir un lien entre une lutte étudiant chez nos voisins et le besoin qu’ici les étudiants en fassent de même. Et tant mieux si ça s’étend à Acadia en N-É ! La conjoncture du Québec à ce moment touchait une institution fondamentale non seulement dans ma région, mais aussi pour l’Acadie des Maritimes, soit l’UdeMoncton. Ma première préoccupation au sein de la SANB n’a jamais été la grève au Québec, comme vous le dite aussi sèchement. J’avais par contre une préoccupation (pas nécessairement «ma première») pour que l’Acadie de ma région s’en inspire, qu’elle s’approprie un combat similaire alentours du campus de Moncton.

      Que vous ne voyiez pas que la lutte pour une éducation accessible s’avère primordiale pour l’épanouissement de l’Acadie au complet (un enjeu très pertinent au NB, dans ma région à Moncton, je le répète, ce qui à mon sens entre dans le mandant de la section locale), c’est une chose. Que vous extrapoliez à dire que je délaisse les enjeux acadiens de la NÉ et l’IPÉ au profit d’une grève étudiante québécoise, c’en est une autre. L’affirmation est tout simplement ridicule.

      Sachez que je suis un tenant du discours exposé ici par Céleste. Nous en avons discuté déjà moi et elle de cette fameuse tendance à oublier l’Acadie hors du NB dans les Maritimes. Je m’intéresse à leurs luttes, je sensibilise les gens à ne pas oublier cette Acadie, d’aller la découvrir. Votre réduction à mon égard, Rachelle, me met franchement en beau joualvaire. N’utilisez plus comme bouc émissaire si vous ne savez pas de quoi vous parlez, si vous ne connaissez pas ses valeurs à l’égard de l’Acadie des Maritimes, et si vous ne comprenez pas les propositions qu’il met sur la table pour renouveler les luttes acadiennes.

      Quant à vos commentaires déplacés à l’égard de JMN et d’une soi-disant dictature, je ne prendrai pas la peine d’y répondre, même s’ils suscitent en moi une profonde envie de vous remettre les pendules à l’heure. En tout cas, si votre position à l’égard de JMN et de la SANB est aussi mal fondée que votre incompréhension de mon intérêt purement acadien envers la lutte étudiante québécoise, je me rassure en me disant que votre opinion (que vous avez tous les droits d’avoir et de partager) s’avère aussi négligeable, dans mon opinion, qu’une gosse de bruleau.

      • Vous en avez long à dire pour une opinion qui ne représente qu’une « gosse de bruleau ». Je tiens à vous dire, M. Frenette, que je suis très sensibilisée à la nécessité d’offrir à tous les Acadiens une instruction de qualité, abordable et accessible. Comme vous, je crois que l’accès à l’éducation doit être un enjeu prioritaire en Acadie. Cependant, exiger une « éducation acadienne de qualité, abordable, accessible » n’a rien à voir avec la gratuité scolaire.
        Pour revenir à la réunion dont je parlais, précisons qu’il a été proposé au cours de la réunion d’appuyer la grève au Québec. Je n’avais rien contre la grève des étudiants québécois, mais elle ne relevait pas du mandat de la SANB. On a ensuite parlé plus précisément de la gratuité scolaire. M. Rainville a présenté un exposé très intelligent sur le sujet. Après une discussion, Mme Gaudet a expliqué que la question de la gratuité scolaire ne relève pas du mandat de la SANB. La gratuité scolaire et l’accès à l’éducation sont deux choses différentes. Je vois que vous avez évolué, et cela est très bien. La gratuité scolaire est un principe auquel je crois fondamentalement, mais les Acadiens font face, à l’heure actuelle, à des problèmes pressants en matière d’éducation qui, soit dit en passant, ne commence pas à l’université, mais dès la petite enfance. La SANB doit lutter pour tous les segments de la population, et plus particulièrement pour celui dont notre avenir collectif, y compris l’avenir de l’Université de Moncton, dépend, c’est-à-dire la petite enfance. En ce qui concerne le lien avec les enjeux des Acadiens des provinces voisines, je me rappelle avoir pensé au cours de la réunion que si la SANB avait de l’énergie à dépenser pour les problèmes des autres provinces, elle devrait s’intéresser d’abord à ceux des Acadiens des provinces voisines. Il est là le lien. Cela dit, je comprends très bien l’« engouement » suscité par la grève et le désir de voir un « combat similaire » à Moncton. Ç’arait été excitant.
        En ce qui concerne l’endettement, j’ai moi-même remboursé une dette de 40 000 $. Est-ce que cela a fait mal? Oui, très, et sur plusieurs plans. Est-ce que je le regrette? Non? Je demeure convaincue que l’éducation coûte encore moins cher que le manque d’éducation. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, M. Frenette, mais, en règle générale, quand on a l’occasion de s’instruire, on est privilégié. La petite enfance, à l’heure actuelle, est très vulnérable. Tout doit être mis en œuvre pour lui donner accès au privilège dont vous jouissez. C’est un autre point de vue qui n’enlève rien au vôtre.
        En ce qui concerne Jean-Marie Nadeau, j’ai pour l’homme un grand respect et une grande admiration. It’s not personal. J’ai toutefois trouvé honteuse la guerre menée contre des gens qui s’intéressent autant à l’Acadie que vous et qui ont autant le droit de penser que vous. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre les protagonistes et je ne veux pas le savoir, mais j’ai beaucoup de difficultés à croire que Jean-Marie Nadeau, qui a quand même derrière lui de nombreuses années d’expérience en politique, ait été la « victime » d’un novice. Ce discours m’a fait rire. Je connais suffisamment la politique pour savoir comment les choses se jouent. Je ne suis pas naïve. Et, contrairement à vous qui jugez « inutile, nocif et honteux » tout questionnement public d’une position d’un organisme de la SANB, j’estime que dans une société démocratique, il est essentiel, sain et avantageux de discuter publiquement des enjeux, surtout quand les points de vue s’opposent. La SANB n’a pas la puissance de la RAT. Elle doit accepter qu’il y ait des gens qui s’interrogent sur les positions, les décisions et même la pertinence de ses organismes. Cette discussion publique est beaucoup plus importante et urgente que le « combat » des étudiants privilégiés.

  6. Excellent billet!
    Il y a effectivement une mise en abyme de la situation du Québec vs. Canada quand on analyse celle des Acadiens du N.-B. vs. des autres provinces/états.
    Je suis même d’avis que la théorie de « culturisation psychologique vécue » s’applique non seulement à « Acadie », mais à « Canada » également. Aujourd’hui, « Canada » ne réfère plus du tout aux « habitants » francophones d’Amérique du Nord. Et pourtant, on ne cesse d’essayer de nous convaincre que notre pays le « Canada » est le garant même de la survivance de notre peuple et de notre langue, du fait que l’anglais et le français soient les deux langues officielles du pays. Voilà, à mon avis, la continuité même du parfait stratagème de Lawrence qui poursuit toujours le même but d’assimilation.
    Bien qu’il soit nécessaire de montrer et démontrer le fait que la tribu acadienne est fortement désintégrée, j’admire tous les efforts qui sont faits pour contrer cet écartèlement. Je verse donc moi aussi dans ce cliché: l’union fait la force!
    Merci Céleste !

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