Je suis fier, pis j’ai honte – Rémi Daigle

Ma langue maternelle est le chiac, je suis très fier d’être Acadien, mais cela fait à peu près 10 ans que je n’ai pas écrit en français. Je me suis fait dire par le « système » que mon français est pourri, puis ça ne m’aura pas pris trop longtemps pour développer l’idée que je devrais avoir honte de ma langue. J’ai encore plus honte d’admettre que maintenant, quand je remplis des formulaires, j’indique l’anglais comme ma langue préférée. Qu’est-ce qui s’est passé? Dans le contexte du débat récent concernant la qualité de la langue française à l’Université de Moncton, j’aimerais partager mon histoire personnelle, en tant que témoignage, parce que je ne crois pas qu’elle soit unique. En fait, je crois que mon cas est plutôt typique. J’aimerais qu’on puisse tous réfléchir à notre langue, notre identité, puis à quoi ça sert vraiment notre « fétiche » français.

Je suis né à Moncton; mes parents sont Acadiens (francophone); j’ai été à l’école primaire et secondaire en français puis j’ai fait la première année de mon baccalauréat à l’Université de Moncton. En grandissant, avec mes parents, mes frères et mes sœurs, nous communiquions tous en français; et la plupart de mes amis étaient francophones. Même si la communauté majoritaire était anglophone, la plupart de mes interactions quotidiennes se faisaient en français. Dans mes années formatives, la seule influence anglophone était la télévision (puis même là, c’était comme 50/50). Malheureusement, tout au long de mon parcours scolaire (en français), je me suis fait dire que je n’étais pas up to par linguistiquement. Mes notes dans mes cours de français étaient constamment ~20 % plus basses que n’importe quel autre sujet. Pourtant, j’ai toujours eu une certaine facilité à l’école… sauf en français.

Je pense qu’il y’a de quoi de wrong avec ça! Je refuse de croire que mon histoire est simplement l’histoire d’une victime du système de langue minoritaire. Parce que, en fait, dans mon monde, l’anglais était minoritaire!

 old-classroom

Du moins, il l’était dans le passé. Après un an et demi d’études postsecondaires en français, je me suis inscrit dans une université anglophone dans une ville anglophone. Avant de crier : « péché mortel », laissez-moi m’expliquer. Quand j’ai fait ma demande d’admission à l’Unversité de Moncton, je me suis fait accepter avec condition. Cette condition c’était de faire, dans ma première année, un cours de français genre skill assessment. Entre amis, on appelait ce cours  « French for the mildly retarted ». L’université a jugé que si je voulais continuer mon baccalauréat en sciences, il me fallait faire comme 6 ou 8 cours additionnels de français. Sans compter que ce cours de français initial avait complètement détraqué mon horaire (c’était en même temps que mon cours de math, mais apparemment, le français est plus important que les math pour un étudiant en sciences…). Étant donné que je n’avais aucun intérêt à faire l’équivalent d’un demi-baccalauréat en français, j’ai cherché une alternative.

Et voilà, j’ai été admis dans une université anglophone, sans condition. Je me sentais plus respecté intellectuellement, car je n’étais plus jugé seulement sur ma performance dans un sujet. À ce point, ma langue première était le français, mon éducation s’était faite en français et tous les termes scientifiques que je connaissais étaient en français. Malgré ce désavantage, ma moyenne a augmenté d’un point, sur une moyenne maximale de 4.3. J’ai constaté ce changement dès que j’ai eu mes notes pour mon premier semestre dans ma nouvelle université et j’ai maintenu ma moyenne jusqu’à la fin de mon baccalauréat. Aujourd’hui, je termine un doctorat en océanographie et j’estime avoir eu pas mal de succès dans mes études postsecondaires. Manifestement, j’avais maîtrisé la langue anglaise par osmose. Mais comment se fait-il que, malgré plus de 13 ans de scolarité en français, je n’ai jamais réussi à développer la même maîtrise du français? Aujourd’hui, mon français est tellement rouillé que, quand je téléphone à mes parents, il me faut plusieurs minutes pour que je puisse leur répondre en français. Puis, j’ai honnêtement honte de parler français en public.

L’osmose linguistique, le poison des langues minoritaires? Ou peut-être que ce n’est pas si simple. « Blâmer » le statut minoritaire du français, c’est comme l’alchimie ou l’astrologie; c’est facile d’y croire, mais c’est d’la marde! Comme les constellations, la situation minoritaire est un fait vérifiable, mais notre interprétation de la situation est peut-être simpliste ou biaisée. À mon avis, le rejet mutuel, explique bien mieux la migration linguistique que le statut minoritaire. D’un bord, il y a système d’éducation qui rejette des étudiants intelligents parce qu’ils n’atteignent pas un minimum de performance linguistique, et de l’autre, il y a des jeunes qui rejettent une langue, car ils ont l’impression qu’ils ne peuvent pas la maîtriser. Au secondaire, je me rappelle que, pour moi, nos cours d’anglais étaient une joke puis les cours de français me semblaient incroyablement difficiles. Évidemment, ils n’étaient pas présentés et évalués en fonction des mêmes standards. Je reconnais que je n’écrirai jamais de roman ou de grande poésie en français ou même en anglais, je ne suis pas un romancier, mais il y a certainement un impact psychologique à avoir failli presque tous mes cours de français en même temps que j’excellais dans mes cours d’anglais. C’est beaucoup plus facile de choisir la voie de la moindre résistance. Je me sens comme si je me suis fait bullyer par le système et quasiment forcé à migrer vers l’anglais. Tout simplement, le système a failli à me préparer à aller à l’université en français et ça m’a poussé à avoir honte de mes aptitudes dans ma langue maternelle.

Nous sommes confrontés à un système d’éducation qui faillit dans ce qui devrait être une tâche fondamentale : aider ses élèves à maîtriser leur langue. Je ne crois pas que la solution à ce problème soit de relaxer les standards de qualité du français. Au contraire, la capacité d’exprimer ses idées clairement est cruciale. Je pense plutôt qu’il faut plus d’honnêteté au niveau des attentes envers la communication dans les deux langues. Un étudiant dans le système d’éducation francophone qui est parfaitement bilingue, de façon égalitaire, va se trouver dans une situation où il aura confiance en ses aptitudes en anglais, car les standards sont inégaux. Mais j’aimerais qu’on réfléchisse aux conséquences de notre système d’éducation qui, non seulement peine encore à former des jeunes Acadiens qui maîtrisent leur langue maternelle, mais aussi, qui rejette activement des étudiants intelligents. Enfin, il faut aussi reconnaître que notre langue n’est pas le français ou l’anglais, c’est le chiac! Pour assurer la continuité de notre langue et de notre culture, il faut trouver un moyen de conserver ce que l’on chérit sans aliéner la prochaine génération.

À propos…

Rémi Daigle

Rémi Daigle est originaire de Moncton et il va défendre sa thèse de doctorat en océanographie biologique à l’Université Dalhousie vers la fin juin 2013.

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19 réponses à “Je suis fier, pis j’ai honte – Rémi Daigle

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  4. j’suis du Québec et on a un peu la même problèmatique (sauf beaucoup moins pire car on est pas dans un envirenement anglophone)
    au Cégep, j’étais en arts et lettres puis je suis aller à l’université faire un certificat en anglais. j’avais pas encore réussi mon épreuve de français quand j’ai dû faire mon inscription à l’université. J’ai quand même trouvé bizarre et stupide qu’on me force à réussir cet examen pour aller dans un programme où j’allais pas utiliser le français pour le moment. mais je lai réussi après la troisième fois. Mes fautes venaient pas du texte en tant que tel mais des erreurs de grammaire, de syntaxe, ect. pourtant, depuis mon secondaire, j’écrivais beaucoup d’histoire (et à ce que je saches, elles étaient toutes en français. Comment ce faisait-il j’avais autant de la misère en français?

    Depuis que j’ai fait mon certificat en anglais et abandonné mon bac en traduction, j’ai toujours pensé que le français écrit enseigné à l’école ne convenait pas à la population francophone, et ce du monde entier. Les français en France n’ont pas plus de la facilité avec le français que nous. Ayant étudier la linguistique, j’ai aussi pu constater et comparer le français avec les autres langues. L’espagnol par exemple est très différent selon les région, autant écrit que parler. Car, la langue (l’écrit, les règles) change selon le language (le parler) assez rapidement comparé au autres langues. Le français fait aussi de même mais si lentement qu’on s’en rend même pas compte. L’orthographe nous semble parfois désuet (je suis même pas sûre comment écrire désuet) et les règles sans raison. Selon moi, l’académie française devrait arrêter d’être aussi rigide et conservatrice et commencer à être un peu plus ouvert au changement.

    pour revenir à toi, je veux te dire d’être fier. Moi aussi j’ai eu honte lorsque j’étais en Traduction. J’ai eu honte de la façon que je parlais. On voyait des anglicismes partout et c’était mauvais. Pas étonant que j’ai abandonné. J’aime pas le français, même si je l’ai parlé toute ma vie. mais j’adore le joual, j’adore les dialectes differents du français. J’adore le français québécois, le français acadien, le français louisiannais. Je trouve le parler beaucoup plus colorés et significatif que le français formelle et écrit. Je dis pas que le français soutenu est mal. Il a sa place mais je dis que le français populaire a aussi le droit d’être worshippé (j’essaie de trouver le mot français là…mais fuck that) que le français populaire. Moi je dis sois fier. Tu parle français dans une majorité anglophone. Tu parle français alors que les anglais ont toujours voulu que tes ancêtes et toi arrêter de parler français. Who cares si c’est pas comme les classiques comme le voudrait l’académie français ou l’olfq. Ton français est awesome, même si mélangé avec de l’anglais.
    Sais tu comment de mots (d’origine) français les anglophones utilisent chaque jour sans s’appercevoir? au moins la moitiée. La différence entre nous et eux c’est que nous on sait que c’est des mots anglais, eux, ils le savent même pas.

  5. Il n’a rien que j’aie plus que quand le monde répond avec des messages ignorants comme « C’est ton choix…. ». Wow, vous êtes la raison, pourquoi beaucoup de gens, comme moi, sont insécure de leur propre langue. Tout argument et action peut être sursimplifié avec « c’est ton choix ». Honnêtement si vous ne voulez pas participer à la discussion… Je m’excuse que votre parcours langagier a été si facile, mais ce n’est pas la même situation pour toute la population.

    De dire que quelqu’un simplement « blame » les autres n’a jamais été une bonne excuse, surtout quand le débat est sur l’identité personnelle. De ma propre expérience, je me suis fait dire que ma qualité de français était mauvaise. Souvent, j’ai même été dit que serait impossible d’avoir certain emploi. J’ai déjà été dit que mon accent me fessait sonner stupide. Est-ce que ma façon de parler détermine mon intelligence? Est-ce que mon habilité de corrigé des fautes rapidement en écrivant un essaie dans une courte période de 3 heures détermine mon habilité en français? Si vous dites oui, vous allez voir ma rage, madame.
    Au moins dans mes cours d’anglais on ne nous donne pas une limite de quelques heures pour construire un texte avec mes idées. On nous donne une semaine ou deux a remettent des textes. Pourquoi on nous donne sitant de restriction en français? Pourquoi on ne nous apprend jamais à aimer la langue, les mots, les phrases et la beauté de la langue française? On n’a ma jamais donner le gout de lire en français. On n’a ma jamais donner de direction pour comment avoir du fun avec la langue française. Il y avait toujours bien trop de restriction.

    Je m’excuse que je n’ai pas l’habilité de vomir mes idées parfaitement sur une page, avec la bonne grammaire. Je n’ai personne d’autre à blâmer que moi même pour cela. MAIS, je vais blâmer l’institution pour m’apprendre sous des vieilles restrictions. Qui on non seulement nuit à mon apprentissage de la langue française, mais elles ont aussi restreins mon appréciation de la langue française.

  6. Pingback: L'autre part | L’antihéros du chiac·

  7. Merci infiniment pour cette réflexion. Je crois que tu as dis ce que plein de gens ressentent mais ne savaient pas comment dire. Bravo!

  8. Rémi, j’ai vécu plus ou moins la même chose que toi. Parents francophones, amis francophones, de la maternelle à la 12e année et deux années d’université en français, ensuite terminer mes études universitaires en anglais, où j’ai vu ma moyenne augmenter d’exactement un point. Tout le long, je me suis senti comme si je devais avoir honte de ma langue maternelle (que je considère aussi le chiac), mais c’est ce point que je pense est la cause du problème.

    Nous nous faisons dire que le chiac n’est pas du « bon français », que notre langue est pauvre, etc. Une langue, toutes les langues, sont en évolution constante. Cependant, je trouve qu’en français, certainement plus qu’en anglais, il y a un courant conservateur terriblement extrême. S’attendre que les francophones en Acadie, au Québec, ailleurs au Canada, en France, en Afrique, etc., parlent tous le « même français » ou un « français standard » est absurde. Encore pire, il semble que nous sommes censés traiter tous ceux qui ne sont pas capables de parler ce français synthétique comme stupide ou lâche. Imagine un américain du Texas critiquer un Irlandais pour ne pas parler « le bon anglais ». Changez le lieu d’origine de ces deux personnes à Boston, Londres, Édimbourg, Jamaïque, Australie, Afrique du Sud, Cap-Breton, Terre-Neuve, etc., et vous verrez comment ridicule qu’on a l’air quand un francophone le fait à un autre.

    Le français en Acadie a évolué différemment du français ailleurs. C’est naturel. Cela n’en fait pas qu’un est meilleur qu’un autre. Si ma driveway a du gravail et que l’entrée d’un québécois à du gravier (ou même de la garnotte), who cares? A-t-on tous oublié qu’en fin de compte, la langue n’est rien qu’un outil de communication? Les anglophones de se comprennent pas moins parce que le camion de l’américain s’appelle un « truck », alors que celui du Britannique s’appelle un « lorry ».

    La raison pour laquelle tu n’as pu maîtriser le français après tant d’années d’études? C’est la même raison pour laquelle si peu de nos parents, oncles, tantes, grands-parents n’ont été capables de maîtriser le latin : la langue française telle qu’enseignée en Acadie n’est la langue maternelle de personne. C’est une langue que je dirais même n’a jamais existé. Nos ancêtres ne la parlaient certainement pas, que ce soit nos grands-parents, nos arrières grands-parents, et même nos ancêtres remontant avant les premiers Acadiens venus en ce coin du monde au 17 et 18e siècle. Tout au long de mes études, je me suis senti comme si on m’enseignait un dialecte d’une langue parlée nulle part.

    Donc, nous avons appris le chiac, alors que d’autres ont appris le joual, le franco-provençal, le parisien, l’indochinois, le pondichérien, le maghrébin, et plusieurs autres variations à la maison et dans la cours d’école. Certains parmi nous avons ensuite appris l’anglais, alors que d’autres ont appris l’allemand, l’arabe, le vietnamien, le tamoule, et autre langue, car les gens avec lesquelles nous partageons notre ville, province, ou pays parlaient cette langue. Pour le français qu’on nous enseigne à l’école et à l’université, je n’ai pas encore rencontré une personne qui le parle. Ce n’est pas facile d’apprendre une langue entouré des gens qui ne la parle pas.

    Bon, moi aussi je semble avoir répondu avec un article au lieu d’un commentaire, mais c’est un sujet qui me passionne également.

  9. Texte très intéressant, touchant à un enjeu tout aussi intéressant. Étant moi-même acadien d’origine et ayant fait des études post-secondaires au Canada (Moncton) et en France (Poitiers), j’espère pouvoir amener une autre perspective à ce débat, d’autant que je réside depuis un peu plus d’un an dans le pays des Gaulois!

    Je constate qu’en France la langue est un facteur déterminant de la hiérarchie sociale des individus. En fait, si l’on ne peut s’exprimer correctement en français à l’oral dans ce pays, nos chances d’ascension de l’échelle sociale s’en trouvent grandement réduites. Notre interlocuteur nous juges automatiquement et presque inconsciemment sur la qualité de notre français parlé et notre accent! Ainsi, il va s’en dire que j’ai dû apprendre à conjuguer en genre et en nombre les noms et adjectifs que j’emplois quotidiennement. Ainsi, la peinture n’est pas sec, elle est sèche et ainsi de suite. Cela requiert une gymnastique mentale que je n’ai pas l’habitude de faire. Effectivement, au Canada français, que ce soit en Acadie ou au Québec, il y a belle lurette que l’on ne conjugue plus, ou presque plus, le genre à l’oral et cela n’est pas mauvais en soi. C’est de cette façon que la langue a évolué un point c’est tout.

    Tout ça pour dire que si l’on voulait réellement réintroduire le français standard au Canada, le travail serait de longue haleine et je ne suis pas persuadé que ce soit la volonté de plusieurs… Du moins ce ne serait pas la mienne.

    À mon avis la question fondamentale est celle de la langue en elle-même. Le français est effectivement une langue très complexe et cette complexité est souvent triviale. Par exemple, les participes passés sans auxiliaires (conté, duré, passé, vécu, etc.) sont invariables lorsqu’ils sont utilisés au sens propre, mais s’accordent avec le C.O.D., s’il vient avant le verbe, lorsqu’utilisé au sens figuré! Si ce n’est pas du foutage de gueule ça, pour reprendre une expression française! En fait, la phrase est tout aussi compréhensible si le participe passé est accordé ou non… I rest my case. Donc, la langue française a été développée par les académiciens au fil des siècles dans le but de créer une hiérarchie sociale entre ceux qui avaient accès à l’éducation, les nobles, et ceux pour qui cela leur était refusé, le peuple… Cette hiérarchisation est toujours visible aujourd’hui en France…

    Cela dit, l’anglais de jadis, de Shakespeare par exemple, est tout aussi complexe et à probablement servit la même cause à une époque… Mais l’anglais de la mondialisation, parlé aujourd’hui, est indéniablement plus simple à apprendre et à utiliser! D’ailleurs le français est tellement complexe que les français sont bon dernier en langues secondes! Zank you very mush!

    Cela dit, je crois que le pouvoir de hiérarchisation de la langue française en France est en perte de vitesse, puisque les jeunes français ne maÎtrisent plus la langue et cela inquiète beaucoup les académiciens d’ailleurs!

    Donc, à mon humble avis, la question est plutôt de savoir ce que nous voulons créer comme société acadienne moderne. Est-ce que l’on veut d’une langue qui créer des divisions ou est-ce que le but premier d’une langue n’est pas la communication entre le plus grand nombre d’individus? Peut-être que les canadiens français devraient adopter un français simplifié et laisser de côté la panoplie de règles triviales inventées par des académiciens imbus de leur personne?

    Désolé, j’ai répondu par un article au lieu d’un commentaire! Je me suis un peu emporté… Mais bon, ce sujet est passionnant!

    • C’est un choix. Un choix tout à fait légitime et défendable. En éclaircissant les raisons qui ont poussé ce choix, Rémi peut donner un peu de matière à réfléchir à ceux et celles qui préfèrent qu’il n’ait pas fait ce choix. Où l’on peut simplement le rejeter en disant: « ben c’est son choix, tant pis pour lui ».

      • Je ne juge aucunement son choix ..Il avait le droit ..C’est de ses  » affaires  » ..Mais qu;il juge , qu’il blame , alors la , je trouve que c’est charie …..Il avait aussi la liberte de prendre d’autres decisions s’il les avait juger importantes …..Mais il a fait un choix qu’il doit assumer adj …….
        ,

        • J’avoue comprendre difficilement votre façon de voir la chose. Il me semble que de ne pas s’assumer, ça serait de se taire, d’avoir honte. Au contraire, il nous offre sa perspective à travers ce texte.

  10. Tu vois Rémi, quand je suis entré à l`université le français à été ma matière la plus faible. A Caraquet nous n`avons pas connu l`assimilation car nos voisins étaient tous français. J`ai toujours considéré nos cours de français assez adéquat pour l`université, mais était ils à la hauteur ou bien c`est moi qui ne m`appliquait pas assez dans cette matière.

  11. Rémi, ton texte me touche énormément, droit au coeur! À te lire, il me semble que tu es loin d’être assimilé malgré tes études en anglais. Tu es peut-être plus francophone que tu ne le penses!

  12. On blâme toujours le système ou les autres cé beacoup plus facile que de prendre ses responsabilités…la solution facile quoi? Pas drôle qu’on se fait assimiler. Merci

  13. Merci pour ce partage. Étrange comment j’étais sur le point de publier un texte qui traite dune problématique très similaire. J’ai aimé ton point de vu et jespere pouvoir lenrichir dune lumière aditionnelle. C’est un sujet quon à intérêt à mettre sur la carte afin déboucher concretement à un renouvellement de nos valeurs quant à la langue, en commençant par la pédagogie, l’approche, les attentes et la didactique du français dans nos écoles.

    Sorry pour les fautes, chuis sur un cell! Hehe

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